Archive pour le 24 août, 2008

C’est le soixante bouzième fafiot!

Dimanche 24 août  2008

(de l’urgence de se culturer le chou en causant de l’élite de lard content pot rein )


Chères déconnobloguiteuses, chers déconnobloguiteurs, bonjour.

Et voici la création d’une nouvelle rubrique, sobrement intitulée: « lard content pot rein ».

Cette rubrique, hautement culturelle, est destinée à faire une approche intuitive d’un grand artiste contemporain sévissant dans l’art sous toutes ses formes.

Aujourd’hui, la causerie a jeté son dé velu sur  Christoph Büchel.

Attention les yeux, c’est du lourd!

Cet artiste est un ch’tit suisse né en 1966,  et travaillant dans un trou qui s’appelle Bâle, ce qui, me semble-t-il, a dû inspirer son oeuvre.

Il est un des représentants majeurs d’un nouveau courant d’art politique et subversif qui s’est développé depuis quelques années en Suisse, c’est vous dire s’ il ne déconne pas le gazier!

Moi qui pensais que l’art politique, c’était essentiellement de dire des conneries, Christoph Büchel nous apprend que c’est aussi de pondre des conneries avec ses petits doigts.

Dans une revue d’art contemporain, nous lisons à propos de l’artiste

Christoph Büchel propose des installations où le réalisme de la reconstitution est au service d’ univers paranoïaque et déroutant. Chaque détail, du mégot de cigarette en passant par la mèche de cheveux, augmente le trouble impalpable du visiteur confronté physiquement et mentalement à des hypothèses fictionnelles à la fois dangereuses et politiquement engagées.

Je vais vous faire découvrir l’artiste au sommet de son art.

En première oeuvre, je vous propose celle-ci:

fliegenderhndler.jpg

Le nom de cette première oeuvre est : « fliegender hândler ». (je suputte (aux bois comme d’hab), que le suisse est allemand.)

Nous pouvons traduire par « Youssouf revendant les crachoirs du muezzin et ses tapis percés aux puces de Saint-Ouen ».

D’une manière structurelle, la présence de la chaise de jardin devant la caisse représente l’assise du divin par rapport à Saint-Maclou.

Enchainons, sur une deuxième oeuvre intitulée « conquest of paradize« :

conquestofparadize.jpg

Politiquement subversif, je veux, dans la mesure où l’artiste intitule son oeuvre dans une langue qui n’est pas maternelle.

La téloche noir et blanc symbolise farouchement le refus de tout ce qui est enculeur, la batterie est un cri déchirant suggéré par l’artiste en faveur du développement durable de lapin, et la boite jouxtant l’élément énergétique regroupe sûrement des babioles, qui, sorties de leur contexte, accusent le désespoir dans le fondement intrinsèque de l’humain.

Prix de l’oeuvre : 55 000 Euros! Moi je dis grandiose!

Ne reculons devant rien, et je vous propose dans la foulée la troisième oeuvre:

buchel2.jpg

Cette oeuvre s’intitule « Hole« , ce qui veut dire « festivités d’avant match« .

Le regard inquisiteur que porte l’artiste sur les transports en commun , témoigne de la volonté d’une démarche personnelle solitaire qui lui fait penser que l’introspection évite la promise cuitée dégradante de la civilisation d’une part, et de se faire décalquer la tronche dans les z’y va-teries chauffantes d’autre part.

 

Je vous avais prévenus que c’était du lourd, continuons sur notre lancée, en vous imposant sans cul férir la quatrième oeuvre:

poildemoule.jpg

Je n’ai malheureusement pas pu avoir le titre de cette oeuvre qui a été exposée en 2006 à Londres dans une expo intitulée « simply botiful », comme quoi le ridicule ne tue pas.

Je me permets de légender cette production sans demander l’autorisation au créateur qui ne se gêne pas, lui non plus, pour produire des conneries:

« Qui est le gazier qui n’a pas gratté les moules avant de les mettre au frigo? » me parait un titre correct et bigrement subversif politiquement.

Ne changeons pas de main et au diable les varices! Je vous propose derechef une cinquième oeuvre dont le cachet du compost doit faire foi:

buchel1.jpg

Je dis chapeau-bas, Christoph Büchel!

On a l’impression que c’est une oeuvre collective, et bien non! Tout comme le choix de ses clients, Môssieur Büchel a, dans ses thèmes, un tri plutôt sélectif.

On sent une impression forte d’extériorisation d’un moi intérieur qui ne demande qu’à retourner là où il pourra enfin s’épanouir, c’est à dire, à la déchetterie municipale.

Vous pouvez actuellement, bandes de petits veinards et petites veinardes, au palais de Tokyo à Paris, profiter  d’une exposition de cet immense artiste qu’est Christoph Büchel.

J’y serais bien allé, mais ce matin j’ai piscine, et je dois aller acheter du pain en branche avant que ce soit lourded.

Ce n’est pas pour me vanter, mais je dis que Déconnoland est à la culture, ce que Line Renaud est au Dirla Dalaï Lama: un monument!……….et je baise mes mots.

Profitez de ce beau dimanche pour déconnobliguiter sur tout et n’importe quoi, bande de voyouxes et voyouzes que vous êtes…………..

(franck77)

Publié dans:lard content pot rein |on 24 août, 2008 |20 Commentaires »

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