Archive pour le 29 mai, 2009

C’est le deux cent sixième fafiot!

Vendredi 29 Mai 2009

(de dire que le tampax et qu’Allah servi est hygiénique)

Chères déconnobloguiteuses, chers déconnobloguiteurs, bonjour.

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Comme disait le poète, qui voyait filer le temps dans ses moments d’astreinte d’absinthe :

 » Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

 » Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

 » Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

 » Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons !  »

——————————

Moi je dis que ça a de la gueule, et qu’on dirait du Lamartine.

Attention je parle d’Alphonse de Lamartine, pas de la Martine qui fait des méditations poétiques dans son estafette au bois de Vincennes et qui chasse la vipère de calebard à la nuit tombée en exhibant la paire de Robert « noms propres – noms communs » pour attirer les assoiffés des arts et belles lettres afin de parfaire leur éducation en prose et positions versatiles.

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(la paire de Roberts de la Martine)

Hier, mon épouse Ginette(*) et mon fiston Timoléon(*), m’ont fait la surprise d’avoir préparé un repas d’anniversaire et de m’offrir des cadeaux de première bourre.

Causons déjà du festin.

En apéro : un cubi de vin chaud spécialement venu de la propriété de tante Akule, avec un mini pain aux ch’tits lardons et aux olives.

En plat principal : une pizza quatre panards de chez « Maxi-Maux » avec service à bouloches et coupe ongles assorti.

La ronde de clacos

En dessert : une pièce montée à la main, assemblée avec tenons et mortaises de saison, accompagnée de son coulis postal.

Le tout était arrosé d’un hectare composé avec amour par la communauté européenne mélangeant du chianti, de la liqueur de dessous de bras espagnole et un bon tube de Grèce le tout remonté par un dosage scientifique de Saint-Emilfion et d’E312. On peut dire qu’il était gouleyant à souhait, qu’il avait du retour et que parce comme on l’avait un peu chambré avant le repas, il s’est vengé en trouant mes bottes quand je l’ai pissé sur la haie du voisin qui s’obstine toujours et encore à la tailler (sa haie) à hauteur de sa bite malgré l’arrêté parfaitement rectal que j’avais placardé sur son huître.

Pour les remercier de cette surprise qui tombait bien, puisque c’était le jour, j’ai tourné un petit compliment en milieu de repas et j’ai lu du Lamartine au brie.

Puis, vint le moment des présents qui m’ont beaucoup ému.

J’ai eu 2 splendides cadeaux, qui, j’en sûr, vont faire des jaloux dans l’assistance.

Le premier est un Ouvrage avec une couverture en peau de tract, imprimé sur du papier de Veaux-en-Vélin, intitulé « La coupure EDF pour les nuls » écrit par Jérémy Lejus aux éditions « Les conteurs bleus ». Il est superbement illustré, l’iconographie est de première facture, et la conne du district m’a envoyé la sienne.

Le second, est ce dont je rêvais depuis tout petit : un train électrique. Attendez, je ne vous parle pas du vulgaire train électrique avec la reproduction fidèle de la Louison et d’un train Corail se croisant au milieu de décors de rêves, avec des petits personnages à la même échelle.
Non, je vous parle du train électrique estampillé Sud-Rail composé, d’un barbecue, d’un hamac, d’un pack de Kro et d’un bon d’achat de 15 kilos de merguez et de chipolatas.

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(une partie du train électrique Sud-Rail)

C’est au moment du dessert, que l’existentiallisme et le relativisme ont surgi dans la conversation.

En effet, Ginette me regarde, et analyse mon visage buriné par les embruns venus du port de Fontainebleau et la consommation journalière mais réglementée de vin chaud, puis passe la main dans mes cheveux qui font plus usage de la salière que de la poivrière et me dit :

« Franck, tu vieillis quand même »

Et oui, je vieillis, comme tout le monde. Mon QI de beignet me protégeait beaucoup des alinéas de la vie, mais depuis un certain temps, j’ai dû mal à faire la différence entre un enseignant en grève, un gazier de Sud Rail en pleine réflexion, et un agent EDF comptant les petites coupures. J’ai dû mal à tomber en pâmoison devant un concert de rap et rechigne catégoriquement à enfiler un froc mi-cul.

Et Ginette crût bon d’ajouter :  » Tu verras, nos 7 ans de différence se feront cruellement sentir quand on s’approchera du trou! »

Tel un penseur de Rodin en bronze coulant le sien (le bronze) et les regardant pensivement flotter (les rondins), j’ai mis mes deux neurones en action et je lui répondis par un large sourire en lui tenant son genou d’une main et ce raisonnement de l’autre :

« Tu te trompes un peu Gigi (*), déjà quand j’aurais 97 ans, tu en auras 90 et pendant que je ne pourrais plus arquer toi, avec ton Alzheimer, tu auras oublié la différence d’âges..

agecanonix.gif

Et en plus, tu vieillis plus vite que moi de façon mathématique et même géométrique, et tu me rattrapes même à une vitesse grand V »

(A ce moment, je la vis rebouchonner discrètement le nectar, de peur que je dépasse la pause au logis aux risques d’entraîner un délirium très mince)

(je pris ma calculatrice scientifique)

« Et oui, quand j’avais 8 ans, tu avais 1 an. En divisant 8 par 1 cela fait un rapport de 8.
Quand nous nous plûmes, j’avais 27 ans et toi 20. Si tu divises 27 par 20, cela donne un rapport de 1,35.
Aujourd’hui j’ai 46 ans et toi 39, ce qui fait un rapport de 1.17949
Quand j’aurais 97 ans, le rapport sera de 1.07777.
Et le fin du fin, quand j’aurais 500007ans, toi, tu en auras 500000, ce qui fera un rapport de 1.000014, c’est à dire un écart quasi nul! Donc, je suis désolé de te l’apprendre, mais tu vieillis plus vite que moi ma puce! »

Et fier de ce raisonnement d’une logique implacable, je me resservis le coup fatal qui a eu raison de mes bottes.

Le temps qui passe est un de mes sujets de réflexion préférés, et ce temps qui file entre mes doigts sans même pouvoir le retenir l’espace d’un instant (groupe nominal en 3D), me donne, je vous l’avoue, la chair de moule.

Mais au diable les varices, et déconnobloguitons dans le jaja et la bonne tumeur, mais toujours dans la limite du raie zonable!

(franck 77)

[(*) Les prénoms ne sont pas réels et je tiens à mon intimité au jasmin, étant très sensible de la rondelle]

Effets mes rides :

Aujourd’hui c’est la Saint Aymar, et c’est bien fait pour lui.

Le dicton du jour « A la saint Aymar, ça peut chémar « 

Cette formule me vient, étant en plein étude du phénomène slam pour un prochain fafiot..

Publié dans:déconno-news |on 29 mai, 2009 |19 Commentaires »

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