Archive pour le 11 juin, 2009

C’est le deux cent quatorzième fafiot!

Jeudi 11 Juin 2009

(de compléter la rubrique « les sales zobs s’curent »)

Les tontons flingueurs

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Film de Georges Lautner – Dialogues de Michel Audiard

Un monument de l’histoire du cinéma ne se raconte pas. L’histoire ne supporte pas le descriptif, ne se narre pas, elle se savoure, se délecte, se respecte.

Je vais vous expliquer qui c’est Raoul (Bernard Blier), Fernand (Lino Ventura), Maître Folasse, notaire (Francis Blanche), Patricia, Antoine, …..

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Le mexicain, honnête homme d’affaire, retiré aux cactus pour cause d’interdiction de séjour, est de retour à Paname pour clamser et se faire enterrer à Pantin avec ses vioques. Chef d’entreprise émérite, il est à la tête de claques, de distilleries clandestines, de tables de jeux, et autres petits commerces qui se meurrent aujourd’hui, ruinés par la grande distribution.

En plus de lutter contre le chômage en employant du personnel dans différents corps de métiers, c’est un bon père de famille, le mexicos, et il pense à sa fille Patricia, toute frêle, toute menue, fragile comme le poisson rouge qui tête encore sa mère, perdue dans ce monde de brute comme l’agneau tombé de son nid. Louis, le mexicain, voudrait fourguer l’héritage, mais la petite, encore mineure, doit avoir un tuteur.

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Fernand, un ancien malfrat devenu lui aussi chef d’entreprise, mais dans le matos agricole, est préssenti pour faire tourner la boutique et pour parfaire l’éducation de la gamine.

La fine équipe entre en jeu. Les employés trouvent l’occase intéressante, Raoul en tête, et se disent qu’une affaire comme celle là génère un max de grisbi et qu’il s’agit de se mettre sur les rangs pour envelopper le morceau. Il y a Théo, Pascal, Henri, Thomas, et les autres. Il y a même Georgio, le fils maudit…(ah non, c’est dans une autre oeuvre).

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La guerre de succession s’engage à coups de flingues avec silencieux. C’est doux, c’est propre, c’est nettoyé avec Mylène.

Pendant que les potes règlent leurs petites affaires, la môme Patricia, pourtant élevée chez les frangines, virée de tous les bahuts où elle est passée, tape une zone de dingue. Elle n’a pas froid aux yeux avec son mec, Antoine Delafoy, fils de bourge, arriviste de première bourre, qui détient les ficelles de la culture et qui se parle au plus-que-parfait du subjonctif. Le contraire de Fernand, quoi ! « Ton Antoine commence à me les briser menu » résume clairement la situation.

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C’est du grand art. Le texte est de toute beauté. Des citations d’auteur restent dans l’histoire du cinéma. C’est du Audiard dans toute sa splendeur. C’est en noir et blanc, c’est de 63, c’est à petit budget, c’est sans effets spéciaux, mais c’est un classique. Quel film actuel se regardera avec autant de délectation dans 46 ans, l’âge du Patron?

(Pineau)

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http://www.dailymotion.com/video/x2nzsr

Publié dans:les sales zobs s'curent |on 11 juin, 2009 |70 Commentaires »

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