Archive pour le 18 juin, 2009

C’est le deux cent dix septième fafiot!

Jeudi 18 Juin 2009

(de se demander pour la deuxième année consécutive qui fit le z’oeuf)

Chères déconnobloguiteuses, chers déconnobloguiteurs, bonjour!

A yé, on a les sujets du bac philo 2009. Voici les lit bêlés ce dont au sujet desquels :

Section L:

Le langage trahit-il la pensée ?

L’objectivité de l’histoire suppose-t-elle l’impartialité de l’historien ?

Série ES :

Que gagne-t-on à échanger ?

Le développement technique transforme-t-il les hommes ?

Série S :

Est-il absurde de désirer l’impossible ?

Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?

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Vous vous souviendez certainement, que l’année dernière nous avons choisi de présenter le corrigé de la section L, réputée la plus trapue, puisqu’elle est à coefficient 7.

http://franck77.unblog.fr/2008/06/16/cest-le-bouzieme-fafiot-bis/

Cette année, au diable les varices, nous remettons le titre en jeu et nous vous proposons le corrigé du sujet suivant :

Le langage trahit-il la pensée ?

Certains diront qu’il y a des sujets à la con à traiter, d’autres penseront que par ce beau temps là, on serait mieux à la piscine, mais philosophiquement parlant, je ne sais pourquoi, ce matin, je me posis cette question « Le langage trahit-il la pensée? ».

Tout d’abord, il serait bon de définir le langage. Et oui, quel langage? Personnellement, j’en connais une chiée de langages. Il y a le langage des mots, certes, mais le langage musical, le langage corporel, le langage pictural,….mais comme on n’a pas quinze plombes pour traiter le sujet et qu’en pluche j’attaque le truc à 10h44 au lieu de 8h00, on va se limiter au langage des mots, écrit et parlé.

Le langage est un véhicule complexe et primordiale. En effet, le langage permet d’exprimer ses craintes, ses colères, ses joies, ses pensées. De là à dire que pensée et langage sont des pendants inséparables, je n’irai pas jusque là. Je connais pas mal de faux derches qui disent une chose en pensant le contraire.

Mais la pensée elle même est complexe, et nous sommes en droit de nous poser la question « qu’est-ce que la pensée ? ». Primairement, la pensée est une construction mentale non palpable, mais qui peut, à la longue se traduire dans des actes, si l’on met le langage en branle pour exprimer cette pensée.

Le langage serait donc un instrument de la pensée, et on trouve l’illustration philosophique de base de cette connivence pensée-langage chez Jean Paul Sartre, philosophe de bistro qui, voyant Simone partir s’acheter des clopes, lança cette phrase que l’on se dit souvent en oubliant son auteur : « Pense à prendre le pain ». c’est un des rares cas dans la philosophie contemporaine où le langage ne trahit pas la pensée, mais fait corps avec cette pensée.

Hegel, qui en plus d’être un philosophe allemand du XVIIIème siècle, était loin d’être une quiche (sinon il ne serait pas dans les Larousse) pensait dur comme fer qu’il n’y a pas de pensée véritable hors du langage. Il a mis sa philosophie en pratique, car à force de penser souvent à sa bonne qu’il aurait bien punaiser dans les tentures, un jour pas comme un autre il abusa de son langage et lui demanda carrément s’il pouvait lui mettre un coup dans les baguettes (c’est pour cela qu’on le retrouve aussi dans les Robert).
L’extériorisation de sa pensée par le langage a coûté à Hegel un aller retour dans la tronche de la part de sa servante, et dans ce cas on peut dire que le langage a trahit sa pensée, car toute trahison peut faire mal.

Je pense que si on est un faux cul de première bourre, le langage ne peut pas trahir la pensée, où alors on ne mérite pas de philosopher comme des boeufs.

Si je dis devant un auditoire suspendu à mes lèvres et que j’affirme haut et fort que 130A est le meilleur groupe de rap de tous les temps, et que musique et textes coulent dans mes oreilles comme une onde pure et parfumée, qui croirait que je pense exactement le contraire? mis à part les ceusses et ceuzes qui ont lu le deux cent seizième fafiot? Cet exemple montre bien que le langage ne trahit pas du tout la pensée.

La dernière fois qu’on a fait un barbec chez Bergson, qui nous fait bien rire, surtout en fin de soirée, il m’a glissé à l’esgourde que la pensée demeurait incommensurable avec le langage. Comme j’étais fin bourré, je n’avais pas tilté mais c’est en zieutant le sujet que la clarté de cette phrase m’est sautée à la tronche.

Je ne sais plus si c’est Stan Laurel ou  Sir Alister Hardy qui a dit « Le langage n’exprime pas tout de l’homme. La pensée verbale n’est peut-être pas la forme essentielle et ultime de l’intelligence humaine. », en tout cas il aurait fait un tabac sur l’épreuve de philo et il n’aurait pas à enfiler une combine en peau de morue comme Chlore Manaudou pour rattraper des points en retard.

Nous n’allons pas traiter le sujet de façon politique, car entre les gaziers qui jactent en pensant le contraire et ceux qui dégoisent en ne pensant à rien, on n’est pas garanti de la gelée.

Des esprits chagrins nous diraient que le langage peut dépasser la pensée. D’autres qui sont autant philosophes que moi je suis chercheur au CNRS, nous beurreront la raie en étendant le sujet et en disant que si le langage ne trahit pas la pensée alors le langage masquerait la pensée ou bien que le langage serait un obstacle à la pensée, ou encore que le langage est la seule expression de notre pensée. Moi je dis stop, car ce n’est pas le tout de philosopher,   j’ai la langue qui commence à s’effriter et il serait pas con de penser à prendre l’apéro.

(franck 77)

Publié dans:le bac philo |on 18 juin, 2009 |50 Commentaires »

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