Archive pour le 7 août, 2009

C’est le deux cent trente huitième fafiot!

Vendredi 7 Août 2009

(de se dire que l’on ne serait pas plus mal que si c’était pire)

Chères déconnobloguiteuses, chers déconnobloguiteurs, bonjour!

C’est fourbu que j’ai rejoignus ma chambre d’hôtel hier soir. Quand j’ai jeté un oeil glauque sur le tas de dossiers qui m’attendaient pour attaquer 3 ou 4 heures de bureau, histoire d’amortir le voyage et le prix de la piaule, j’ai eu une crise subite.

Je m’y attendais, cela devenait de plus en plus inéluctable, et ce n’est pas un vain mot surtout en plaçant un luc et une table dedans.

J’avais eu des premiers signes avant coureurs (du Tour de France? Vous ai-je dis qu’ils sont déjà arrivés?). Pas plus tard que mercredi matin à 15heures68 précisément, je me suis surpris à lever le nez de mon taf.

Un peu plus tard dans la semaine, ce devait être mardi, j’avais attaqué mon chantier en me grattant les couilles. Faut dire que le vendredi précédent, je suis allé régler une dette fiscale d’entreprise chez le presse purée, et j’ai vu 2 gaziers qui le faisaient, pendant que la gazière du guichet terminait son yaourt. Sont-ce eux qui m’ont contaminé?

Mon chantier a une vue imprenable sur la plus belle avenue du monde, le seul défaut c’est que la vue est belle mais la poussière y est abondante, les bruits  des perceuses vicieuses qui s’enfilent, des trochonneuses à ruban, des limeuses, des découpeuses,… s’accumoncellent pour donner un brou haha qui ne me fait pas rire. Je vous assure que le mecton qui joue de la scie circulaire, je n’irai pas l’écouter à la fête de la musique, il débite vachement de morcifs à la minute mais c’est loin d’être dansant.
Bref, au lieu d’avoir la tête dans le guidon, je me suis surpris à me dire, tiens j’va zoner à la fenêtre, histoire de faire une pause.

L’erreur fut fatale, je voyais défiler les touristes en tongs qui touristaient, les géraldines fringuées avec le minimun syndical, et tout et tout, et j’eus cette pensée inhabituelle : Il fait une chaleur à pierre fondre la dedans, la température doit être au moins à deux bières, je quitte la scène et je vais m’enfiler un baron de bière blanche bien frais avec la tranche de citron qui va bien avec vue sur l’Arc de Triomphe et sur les raies bradbury.
Aussitôt dit aussitôt fait, je me commandis l’objet du délit et me mis à croire en un dieu bienfaiteur puisqu’il était gentiment en train de me pisser dans la gueule. Et je suis resté à zoner 17 minutes.

logoblogbirouze.jpg

Il a fallu que je me déhotte mentalement à grands coups de pompes dans le derche, afin d’aller vérifier si le chantier était toujours infernal. Je fus rassuré, il était pire car le peintre avait profité de mon absence pour me chourrer mon escabeau que j’astique au mirror tous les matins afin que je puisse me mirer pendant la montée des marches tel un bras de pitre ou un denis rôt.

C’est donc mal en point que je regagnis mon hôtel. Au passage une tapineuse m’a alpagué en me demandant si je ne voulais pas grimper son col, mais comme elle n’avait pas de monnaie sur la seule plaque d’égout que j’avais dans le larfouillet et que je n’avais pas non plus mes pinces à vélo, je lui répondis gentiment que je déclarais forfait, quitte à perdre des points pour le classement du meilleur grimpeur et à renoncer au slibouze à pois.

Le seul trou que je comblis fut celui de la serrure de ma piaule, et je me trainais à la douche tel une larve dépassant un agent EDF d’astreinte.

Je regardais la pile de dossiers, donc, ce qui m’a donné l’envie d’appeler SOS médecins. Je savais qu’il allait viendre, car dans le quartier, le caillassage n’a pas encore été importé.

J’expliquais mes crises au toubib en lui détaillant dans le menu mes angoisses, mes bouffées de chaleur, et mes envies de déposer les armes.

Son diagnostic fut sans appel :

Lui:
C’est bien simple, vous avez le syndrome du sud

Moi (inquiet):
Du sud……rail?

Lui:
Non, quand même pas, vous n’avez pas atteint la phase terminale

Moi (sur-inquiet):
Mais c’est grave alors, et c’est quoi le syndrome du sud?

Lui:
C’est une envie de rienfoutage qui sent pire avec les chaleurs. Bref, au lieu de tirer sur la corde, vous avez tendance à tirer sur l’élastique.

Moi:
Mais j’ai mal docteur. Comme j’ai les mains prises, je me tire sur l’élastique avec mon matos de terrain.

Lui:
Ne vous inquiétez pas. Les crises sont passagères et la chute de votre chiffre d’affaire suffira pour vous guérir.

Moi:
Merci Docteur, j’va soigner ma crise. Je vous dois combien ?

Lui:
90 neuros

Moi:
Ben mon colon, vous n’y allez pas avec le dos de l’écuyère.

Lui:
J’va me gêner. tant que la sécu me paye, j’peux me gratter

Moi:
Vous avez de la monnaie sur une plaque d’égout?

Lui:
Oui, vous avez de la chance, je viens de relever les compteurs de mes clientes en bas.

Moi:
Elles sont malades?

Lui:
Non, mais elles peuvent le devenir. Avec la grippe cochonne qui se pointe, tapiner avec un masque en résille ne les garantit pas de la gelée.

Moi:
Ça vous assurera du taf bien payé.

Lui:
Un peu mon neveu, d’ailleurs j’va couper le Tamiflu avec du basilic, comme ça, les malades, on les entendra prier au lieu de tousser.
Bon , et voila dix qui font plaque, j’me casse.
Gousse d’ail

Moi:
arrivée d’air chaud.

J’ai quand même une vie passionnante non? Et encore, là, j’me retiens!

Toujours est-il que ça fait un fafiot, et que j’ai continué mon taf de chercheur de phases…

(franck 77)

Le rienfoutage c’est bien, mais le déconnobloguitage, ce n’est pas mal non plus, même dans la limite du raie zonable, sur tous les sujets que vous voulez, et même les autres…

Publié dans:déconno-news |on 7 août, 2009 |20 Commentaires »

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