Archive pour le 10 août, 2009

C’est le deux cent trente neuvième fafiot !

Lundi 10 Août 2009

(de faire dans la moule tant que c’est la saison)

Chères déconnobloguiteuses, chers déconnobloguiteurs, bonjour!

Aujourd’hui, nous vous proposons une recette collective! Franck 77 récupère les ingrédients et Pineau est aux fourneaux

Tante Akule propose sa recette cul lit nerfs

La moule de bout chaud avec la frite dans son boc.

moulefrite.jpg

Il faut profiter que le mois d’août se termine par biroute et non pas par ongre, pour se boulotter la fameuse moule de bout chaud.

Tante Akule, qui en connait un rayon, persiste et signe en disant que la meilleure moule de bout chaud vient du Mont Sein Miche, elle.

On peut en trouver aussi, Place  Clichy, à Paris-sur-Seine, au rayon frais du Sexe-Shop fournisseur en gros des morues et maquereaux du Boulevard Poissonnière, mais les moules proposées ne sont pas forcément de bout chaud.

Pour accéder à la moule de bout chaud, il faut tout d’abord être syndiqué. La traversée des grèves étant un passage obligé pour atteindre les champs moulifères, il faut être armé d’un piquet de grève et d’une tapette à crabe pour parcourir les sables émouvants plus vite qu’un ch’val au galop en évitant de se faire pincer les arpions au milieu de moutons pré salés, et de s’éclater les nougats contre l’enclume des jours.

La chasse à la moule de bout chaud se fait avec beaucoup de doigté lorsque la lune est dans le poisson, si on en croit le zodiac, qui est pourtant prohibé, à cause des remous de l’hélice dans la vallée.

Dès que vous voyez un bout chaud, vous risquez d’y trouver aggrippine aggripées des moules. Le bout chaud est à la moule, ce que la pelle à merde est à une chanson du groupe 130A, c’est à dire un support.

Pour faire quitter la moule de son bout chaud, il faut lui promettre un avenir meilleur, et lui dire que ce n’est pas en léchant un pieu en chêne qu’elle fera partie de la cour des glands.

En fait, la moule ne se cueillle, ni ne se gaule pas. Elle se taquine. J’ai connu des moules qui restaient accrochées à leur pieu, mais à la longue, elles devenaient flapies et perdaient leur goût.

Je ne vous parle pas de la récolte de la moule sauvage, ou moule des bois, qui, en période de rût, s’apparente à la chasse à cour, les chevaux étant remplacées par des cabris au lait  et les filets à papillons par des larfouillets garnis.

Reste à aller traquer la frite de boc. Des chasseurs aguerris traquent la frite de boc à mains nues, mais c’est sans compter sur la morsure possible de l’animal.

Je tiens à préciser, tout de suite, qu’on a trop tendance à confondre la frite de boc avec le serre-nouille des buissons, plus communément appelé, la vipère de calebard. Pour ne pas s’y tromper, il existe deux différences fondamentales:
Premièrement, la frite de boc se pèle alors que la vipère de calebard s’astique.
Secondement, la frite de boc laisse des pelures alors que la vipère de calebard laisse des traces.

La façon la plus sûre de capturer la frite de boc et de l’emprisonner dans un filet, elle perd en vivacité ce qui permet de la peler sans se blesser.

On lit, dans certains grimoires, que la première frite de boc apprivoisée, le fut par Mantier, un gazier qui, non content d’avoir la main verte, avait, en plus, la patate.

Maintenant que les moules ont été regroupées dans le frigo, et que les frites de bocs ont été domptées, je laisse le soin à Pineau et Tante Akule de vous mitonner la moule de bout chaud avec la frite dans son boc

(franck 77)

moulefrites.jpg

Pour 3 personnes, il faut compter quatre litres de moules et le double de bière.Vous trouvez des moules sur le tas de moules de votre quartier:

tasdemoules.jpg

La moule séparée de son bout chaud devient triste et se ferme à toutes propositions au net ou mal au net. La première manip consiste donc à lui faire ouvrir la gueule car une moule fermée est comme un con sommable. On place donc les quatre litres de moules dans un grand faitout après leur avoir conseillé le maillot de bain car elles vont faire trempette dans deux boutanches de vin blanc spécial crustacés ascendants mollusques. On émince une bonne demi-quinzaine d’ échalotes puis on met le feu aux nouilles, ou Pluto (l’ ami de Mickey), le fenouil. Les moules, sentant la température monter et le pinard bouillir, se mettent à gueuler. Elles n ont pas le temps de la fermer avant de casser leur pipe. C est ce que l’ on appelle crever la gueule ouverte. Cette première étape réalisée il faut arroser çà, et  les convives peuvent se siffler un litre de bière chacun.

poildemoule.jpg

(moules non grattées encombrant le frigo)

La deuxième étape se court contre la montre entre Cancale et Perd-ses-Polices. Il faut faire fondre une noix de beurre dans les poils pour faire revenir le sel et le poivre qui avaient profité de l’ occase pour aller voir si c’ est plus bath ailleurs.On doit alors verser une partie du jus de cuisson des moules et y incorporer un demi litre de crème fraîche et une lichette de farine. On touille à feu doux avec la fameuse touilleuse à nouilles, du coup. Y a sûrement une contrepêterie là dedans, mais bon! On versera la sauce onctueuse sur les moules qui ne le sont pas moins.

Merdum, j’ ai failli oublier les frites de boc. Heureuseument que la niche était fermée, elles sont toujours là! A ce moment précis, la frite ne doit pas rester dans le boc. Il faut la sortir pour la passer à l’huile et la chauffer un peu. Une moule de bout chaud sans la frite de boc bien huilée, c’est carrément du gachis.

Allez, à table, et n’oubliez pas qu’il reste de la bière.

                  Pineau 

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