Archive pour le 7 septembre, 2009

C’est le deux cent quarante cinquième fafiot!

Lundi 7 Septembre 2009

(des chercheurs qui se mouillent)

Chères déconnobloguiteuses, chers déconnobloguiteurs, bonjour!

Vous connaissez mon intérêt pour la recherche en général, et pour les chercheurs en particulier.

Vendredi matin, je suis allé chez mon médecin spécialiste, Jim Éhundoit qui, au grand soulagement de ses proches, avait abandonné une carrière non lucrative de marionnettiste, pour devenir proctologue.

Comme il venait de Paris-sur-Seine, et que c’est redevenu le merdier au point de vue de la circulation en Ile de France, depuis que la crise est reviendue avec la fin des vacances, j’ai dû me résoudre à pas chianter dans sa salle d’attente en ligotant une revue scientifique qui s’était paumée entre un numéro de Water-Closer spécial vacances trouducutoires des Stars, et un supplément détachable de La Vie Duraille sur l’art et la manière de se branler la nouille sans toucher à ses acquis sociaux du XIX ème siècle.

Mon oeil glauque fut attiré par un article mettant à l’honneur deux chercheurs français qui ont trouvé un truc fondamental.

Grisé par cette découverte, je me rendis, fébrile et la truffe humide à l’articulet subséquent :

ILS ONT RESOLU L’ENIGME DES GOUTTES DE PLUIE.

Ça a de la tronche non?

En substance, Messieurs Emmanuel Villermaux et Benjamin Bossa, à Marseille, à l’Institut de recherche sur les phénomènes hors équilibre, sont deux physiciens qui ont percé le mystère de la taille des gouttes d’eau.

Déja, apprendre qu’il existe un Institut de recherche sur les phénomènes hors équilibre, ça m’émeut et me laisse autant rêveur que songeur.

Avant toute chose, il faut rendre hommage à Wilson Bentley, qui, en 1904, a découvert que plus les gouttes sont grosses moins elles sont nombreuses, ce qui, soit dit en passant n’est pas une Lapalissade, mais le fruit d’observations poussées et millimétrées.

Cette découverte fondamentale, sera confirmée en 1958 par messieurs Stewart Marshall et Walter Palmer de l’université Mc Gill, au Québec. Ces duettistes découvrent que, quels que soient l’averse ou le climat, le nombre de gouttes décroît exponentiellement quand leur taille augmente.

Je préfère passer sous silence, la remarque fort à propos que fit Emile Grimpoire, en hiver 1982, au café-tabac de l’Eprouvette en constatant que plus la Fine est à l’eau, plus la goutte est au nez.

La problématique, jusqu’à mardi dernier était la suivante:

Pourquoi les petites gouttes règnent-elles sur les ondées alors que, dans les hauteurs de l’atmosphère, là où l’air humide préside à leur formation, les billes d’eau sont plutôt grosses, de l’ordre du centimètre.

Des blanc becs insinuaient que les gouttes se foutaient sur la tronche en tombant, et qu’elle s’explosaient le cigare entre elles avant d’atteindre le plancher des vaches.

Mais l’hypothèse n’a pas du tout plu (c’est le cas de le dire) à nos deux marseillais, qui avaient envie de justifier leurs salaires dignement au lieu d’étudier la dynamique des fluides dès 10heures le matin en s’arrosant le cortex (Avery?) au pastaga.

C’est juste avant de s’en resservir un troisième, qu’Emmanuel Villermaux a sorti de son esprit fait con cette phrase qui sera certainement la base de recherche sur la domination du monde aqueux exercée sur les cellules à poils durs :

« Pour que ces collisions aient un rôle majeur dans l’évolution des tailles de gouttes, ils faut qu’elles soient nombreuses. Et la pluie est trop peu dense… »

corinnetitegoutte.jpg

(Emma Titegoutte)

Je pense que cette logique implacable devrait être inscrite sur le fronton des crémeries qui se battent pour faire leur beurre.

C’est au cinquième pastaga, que notre ami Villermaux a décidé d’attaquer ses recherches. Comme à la météo, ils avaient annnoncé que la prochaine pluie sur Marseille arriverait fin 2012, et que la flotte tombant des canadaires n’était pas homologuée par l’office du Tourisme du CNRS, notre valeureux chercheur à décidé de créer une averse dans son labo.

Comme il avait du mal à se lever, Emmanuel a appelé son pote Benjamin Bossa, qui est devenu chercheur, après avoir était viré de la D.D.E. marseillaise à cause de son blaze.

Au début, Benjamin a engueulé son pote car il avait commencé l’apéro sans lui. Mais quand Emmanuel l’a mis dans la confidence de ses recherches, Benji a trouvé que l’idée était plutôt poilante, tout en insistant pour mettre de l’eau de côté pour terminer la bouteille de pastaga afin d’arroser cela en cas de victoire.

emmatitegoutte.jpg

(Justine Titegoutte)

Pour ne pas faire ombrage à la validation de leur découverte potentielle, Manu s’est dessaoulé en prenant un rosé de Provence bien frais.

Et la construction du zimbrec pût commencer.

C’est à 4 mètres du sol que Manu fixa un robicot qui fabrique des gouttes calibrées (en vente au rayon frais chez M. Bricolage, en promo à 22neuros 50).

Benji, qu n’avait rien bu encore, lui fit une remarque désobligeante : « Et Manu, une averse de 4 mètres de haut ça fait plus pissotière que mousson! »

Manu, un peu blessé dans sa Ford intérieure et définitivement installé sur le rail de la découverte, lui déclama cette tirade d’anthologie qu’il a réitérée aux journaleux qui ont pondu l’article:

« Nous aurions pu utiliser toute la hauteur du laboratoire, mais cela n’était pas nécessaire. Plutôt que d’attendre que les gouttes prennent de la vitesse en chutant, nous mettons l’air en mouvement ».

En gros, au bas du tube à essai, ils ont branché un ventilo qui avait pour rôle de chatouiller le cul des gouttes comme si elles évoluaient en Bretagne (par exemple).

Puis, nos deux compères collèrent leurs n’yeux derrière l’objectif d’une caméra qui filme à la vitesse d’une méga chiée d’images à la seconde.

Il ne restait plus qu’à organiser une soirée diapos pour délirer sur les clichetons, tout en buvant un coup, car, bizarremment, la recherche sur la flotte ça donne des toiles d’araignées dans le gosier.

gouttesvillermauxemmanuel.jpg

(Corinne Titegoutte)

Benji et Manu, virent sur les clichetons que les gouttes s’aplatissaient comme des crêpes (bretonnes, par exemple) pour devenir des parachutes, qui finalement explosaient en vol, d’où une multitude de gouttelettes.

« Leur taille est alors trop importante pour que les forces de tension de surface continuent de garantir leur cohésion » conclut Manu en crachotant son noyau d’olive.

C.Q.F.D., les gouttes se séparent donc toute seules, comme des grandes, et n’ont pas besoin de leurs congénères pour cela.

Là je dis Môssieur. Je prendrais  la flotte sur la tronche avec un autre regard, maintenant. Je saurais désormais que les gouttes que je prendrais sur le cigare, sont, en fait des parties de gouttes, qui elles mêmes, viennent d’une même goutte.

Fort de ce résultat remarquable, Manu ajoute : « Reste à espérer que cela finira par convaincre les chercheurs qui travaillent sur les chocs des gouttes dans la pluie.. » sous entendu, Ah les cons!

Ce n’est pas tout cela, mais ceci n’est qu’un résultat de laboratoire, encore faut-il transformer l’essai grandeur nature!

Et bien, vous n’allez pas me croire, mais une équipe de l’université qui fait de la peine à Sylvanie, aux States y réfléchit plein pot.
Nous avons filé un coup de tube à notre correspondant local, Humphrey Bienfuffé, qui nous a confirmé qu’un coucou devrait prochainement décoller par temps pluvieux, avec à son bord des caméras rapides pour partir à la chasse aux images des gouttes de pluie…

Comme quoi, ces ricains sont balèzes! Sous prétexte que deux franquaouis se sont piqués la ruche en créant un dégât des eaux à l’Institut des gros bouts en suspension et qu’ils ont réussi à cataloguer ça en découverte fondamentale, ils sont prêts à foutre une somme colossale pour vérifier qu’une p’tite goutte pour la route ne peut pas faire de mal à la science, et d’emporter le brevet de la baille explosive au nez et à la barbe de nos duettistes qui, dans la foulée, essayent de démontrer pourquoi une bille roule vers le bas quand le plan est incliné, ou pourquoi leur vue se brouille comme le pastaga quand ils y mettent un peu moins de flotte.

J’vous le dis, la recherche en France est un régal! Au diable les varices, donnez leur plus de fric, car se poiler ça vaut un steak, et comme un chercheur, qui lui aussi est un cas, a découvert récemment le couteau Aztèque autant joindre l’inutile au biodégradable…

En tout cas, si vous le voulez, vous pouvez adresser toutes vos ficelles de caleçons ou autre chose à Manu, sur son adresse perso :

https://www.irphe.univ-mrs.fr/_Villermaux-Emmanuel_

J’espère que notre chercheur viendra nous saluer, et nous causer de ses recherches en cours (d’eau?)

(franck 77)

Que cette découverte ne nous empêche pas de continuer sur le chemin de la déconnitude en écrivant nos commentaires sur tout ce qui se passe dans le monde et ailleurs, toujours dans la limite du raie zonable…

En attendant le deux cent quarante cinquième fafiot!

Lundi 7 Septembre 2009

(d’attendre comme un lundi)

Chères déconnobloguiteuses, chers déconnobloguiteurs, bonjour!

Comme le dit si bien le proverbe, la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a, ce qui peut faire rire dans les chaumières, surtout si vous ajoutez « entre les bras » après monde et « entre les jambes » après a.

Le fafiot est dans les tuyaux, reste plus qu’à attendre qu’il sèche…

Mais en attendant,

Où est Charlie?

ouestcharlie1.jpg

Publié dans:Où est Charlie? |on 7 septembre, 2009 |5 Commentaires »

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