C’est le deux cent quatre vingt troisième fafiot!

Dimanche 14 Février 2010

(de fêter la Saint Valentin comme il se doigte)

saintvalentin6.jpg

Chères déconnobloguiteuses, chers déconnobloguiteurs, bonjour!

Cela n’a pas échappé aux plus romantiques d’entre nous, mais aujourd’hui, c’est la Saint Valentin, un gazier, qui, selon la légende, était, certes, un fêlé du mandrin, mais qui donnait des coups de goupillons farceurs en vrai gentleman.

C’est pour honorer la bonne mémoire de cet amoureux fougueux et bon enfant, que la fête des amoureux a été instituée.

Malgré mon air bourru et mes humeurs bougonnes, je suis, moi-même, un être de chair et de sang d’un romantisme pointu. D’ailleurs, je n’attends pas le 14 février pour donner des preuves d’amour à ma dulcinée, et je suis bourré, tous les jours, de petites intentions qui ne mangent pas de pain.

Par exemple, je lui demande si elle veut laver la vaisselle ou si elle préfère que je l’essuie.
Ou alors,  je lui enfile une burka doublée en laine de verre pour qu’elle ne soit pas gênée par le bruit de l’aspirateur quand elle le passe.
Ou bien, je lui ouvre gentiment le coffiot de la Jyva4 de l’intérieur, pendant que je reste assis à consulter le Paris Turf pour savoir si Unedemai 2 aime le terrain lourd, ce qui laisse tout le loisir à ma chère et tendre pour ranger, par ordre alphabétique, toutes les courses s’accumoncellant dans le cadoche.

Mais il est de bon goût de peaufiner la tendresse et de lustrer les émois le jour de la fête des amoureux.

Comme je ne suis pas bégueule, je vais vous dévoiler ma petite organisation perso de ce jour festif cupidonnesque (tu l’as sens?).

Sous le coup, de cinq heures et demie du mat (on aime, oui, mais pas les feignasses), je réveille Ginette et lui apporte le petit déjeuner constitué du reste de nouilles au gruyère d’hier soir (réchauffé, s’il vous plait) accompagné d’un café Lapuresque (1/3 de bol de café noir+1/3 de bol de gnôle).

Après cette mise en bouche, une fois qu’elle aura terminé le ménage et bouclé le repassage, elle aura quartier libre.

Puis, tout le monde montera dans la Jyva 4 pour aller au restaurant.
Je dis tout le monde, car nous ne sommes pas comme ces romantiques de foire qui enferment leur progéniture dans le placard afin d’aller s’en mettre plein la cloche tout en réduisant la note, nous emmenons Philémon, le fruit de notre amour.

Sur le net, j’ai reçu tout un tas d’offres alléchantes d’hôtels de charme qui proposaient des menus d’un romantisme à faire  bander un Iglesias sur la banquise.

Je me suis arrêté, sans cul férir, sur l’offre du Courte Paille de Mézieux-en-Bourbay, dans la zone commerciale du Grand Branlottin.

courtepaille.jpg

Le côté maison de schtroumpf et la cuisson au feu de bois auraient fait palir de jalousie un Beau de l’air qui tâtait du romantisme en se tripotant, en tout bien tout honneur, les fleurs du mâle.

Le romantisme sera à son comble, lorsque nous poiroterons pendant une demi-plombe avec un verre de kir à la main, entre la sortie et la caisse, pour attendre que d’autres gaziers, des romantiques plus matinaux que nous, décultent.

Nous pourrons nous assoir. La maitresse d’hôtel nous apportera, d’un même élan, le menu et la salade de bienvenue. J’offrirais avec beaucoup de galantine  galanterie la mienne (de salade)  à Ginette, car plutôt d’humeur bovine elle adore brouter, et moi le côté coulis de phallus de gnou sur les feuilles ça me débecte un peu

Enfin, voici l’heure du choix du menu, et tel un grand prince du désert, je ne vais pas regarder à la dépense en imposant, d’emblée, le menu Grillardin :

http://www.courtepaille.com/a-table/menu-restaurant-grillades.php

C’est le top du top Courte-Paillesque : Entrée+Plat+Dessert à 19 Euros 90, avec légumes à volonté ! Excusez du peu!

Certes, le menu Tradition, moins cher (17 Euros), s’en approche :

http://www.courtepaille.com/a-table/menu-restaurant-tradition.php

Mais l’andouillette de ce menu pèse 160 grammes, alors que celle du menu grillardin accuse 240 grammes sur la balance, ce qui, pour un jour de la Saint Valentin, force le respect.

Quant à Philémon, il ne sera pas négligé, et pourra profiter du menu Festipaille,

http://www.courtepaille.com/a-table/menu-restaurant-enfant-adolescent.php

alors que l’année dernière il avait le droit, encore, au menu Paillou, comme quoi, le temps passe, la roue tourne et le turlu pine.

Nous accompagnerons le tout de deux ou trois pichets d’un litre de vin de pays qui stratifie autant la carafe en cristal de Bayeux que l’estogom.

Après ce menu festif, nous irons nous recueillir, sur l’endroit de notre première rencontre, qui était le container à verres usagés de la Place Enrico Machiasse, container dont la couleur verte sublime le romantisme et nous fait remonter des souvenirs en refoulant du goulot.

Puis, une ballade romantique s’imposera, et nous irons tituber sur la grève, mais habitant à plus de 250 kilomètres de la mer la plus proche, nous profiterons de celle ( la grève) d’Ikéa, qui est, à vol d’oiseau, à trois bières du Courte Paille.

Enfin, nous rentrerons dans notre modeste demeure, et prendrons un apéro, moment délicieux, pendant lequel, j’offrirais à l’objet de tous mes désirs, un superbe ensemble de lingerie, acheté sournoisement pendant les soldes chez Rétam, constitué d’un soutien prunes et d’un slibouze en peau de locomotive, afin, de maintenir la terrasse et de brider le moteur, le tout agrémenté d’un porte-jarretelles en peau de pneu rechapé, développement du râble oblige.

Je lui resservirais mon compliment de l’année dernière, qui était passé à l’as, parce que nous étions trop bourrés:

En ce merveilleux jour de la Saint Valentin,
Je t’ai écris avec amour ces quelques lignes.
Tu es ma fée du logis, j’adore ton gratin,
De ton amour, Ginette (*), j’essaie d’en être digne.

vamlentin1.jpg

Ah, qu’il est doux de t’avoir près de moi,
De regarder séparément tes  yeux qui louchent.
D’humer jusqu’à l’ivresse tes dessous de bras.
Avant de les épiler au papier tue-mouche

Accepte maintenant ce tout petit présent,
La preuve de mon amour, une attention qui compte.
Même s’il est moins bien que celui de ton amant,
Ne rien t’offrir m’aurait fait un peu chier la honte.

L’important est que tu te sentes très heureuse.
Et voila Ginette que mon poème se termine.
Ce n’est pas tout ça, désaltère moi la menteuse
Je suis ton Valentin, tu es ma Valentine

[(*) remplacer Ginette par Paulette si elle ne s'appelle pas Ginette]

Puis, nous nous concocterons un plateau télé, en boulottant des pâtes au thon et une banane, tout en regardant deux épisodes du Docteur House que nous avons enregistrés, en admirant le grand ponte faisant douze diagnostiques et ouvrant une boite crânienne à coeur ouvert alors que le patient n’avait qu’un herpès au genou.

valentin2.jpg

Enfin, nous irons mettre la viande dans les torchons et après une brouette de Zanzibar, un aller-retour Paris-Vintimille, une toupie malgache et une vidange-graissage, nous nous endormirons, fourbus mais contents de voir que la flamme de notre amour brille comme au premier jour et que le romantisme, ce n’est pas de la branlette de pignouf.

Y a pas à dire, j’ai la sensualité à fleur du pot, et le ceusse ou la ceuze qui me prétendra, après tout cela, que je ne suis pas romantique pour un sou, ce sera ma main sur la gueule.

(franck 77)

Publié dans : Effets mes rides |le 14 février, 2010 |15 Commentaires »

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15 Commentaires Commenter.

  1. le 14 février, 2010 à 18:25 jijimagiccinqsept écrit:

    8-) Salut la foule en délire !!! 8-)

    Ha ! « L’amuuuuuuuuuur »…

    « Si les hommes de foi aiment tous leurs prochains,
    Certains d’entre-eux aiment toutes leurs prochaines !!! »
    Pour preuve :

    http://www.youtube.com/watch?v=8J3qOLYYTIw

    Car, n’oubions-pas qu’à Déconnoland, nous ne connaissons qu’une école : et c’est celle-là…

    http://www.youtube.com/watch?v=eXtHAeYF8e8&feature=related

    A bientôt, mes bien chers frères et soeurs !!! ;)

    Dernière publication sur  : Adieu Manitas...

    Répondre

  2. le 14 février, 2010 à 18:40 jijimagiccinqsept écrit:

    Ha ! J’oubliais :

    http://www.youtube.com/watch?v=CdZ6PD6_HOA

    C’est pas une belle preuve d’amour, ça ?!?

    (Il fallait s’appeler Georges pour l’affirmer…)

    Dernière publication sur  : Adieu Manitas...

    Répondre

  3. le 15 février, 2010 à 9:20 Sganarel écrit:

    Salut les décon’abusé de leurs corps de façon disproportionné !

    Si a la saint Valentin , il y a pas de mal a se faire du bien.
    Encore faut-il la garder chaude car aujourdhui c’est la saint-Claude …………Nom d’une pipe !!!!!!

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  4. le 15 février, 2010 à 10:31 Biquette écrit:

    Salut les décons trouvé dur……de se lever ce matin après une nuit d’amour. Ce grand moment de romantisme m’a fait pleurer d’émotion, sauf que dans le dernier paragraphe, je te trouve un peu prétentieux FRANCK.

    Répondre

  5. le 15 février, 2010 à 10:54 Seb écrit:

    Salut ma-tous !

    Le courte-paille ?! ! Moi qui n’ai emmené par doulce innée qu’au Mac Do (le cadeau de la St Valentin est fourni dans le Happy Meal), je suis encore ébas hi devant tant de délicatesse masculine !

    Et après qu’on ne me dise pas que les z’hommes ne sont que des mufles achevés !

    Seb

    Répondre

  6. le 15 février, 2010 à 12:45 Francis écrit:

    Toute la tendresse de cet amour est hélas gâchée par quelques mots qui m’inquiètent… l’auteur est il « entre au pot fage » (et pas entre ici j’en moule un »)??? pour servir des pâtes au thon, il a forcément du se procurer un morceau de femme ? ou est ce une image ? ce qui est fort peau cible venant de ce pot-ète.

    Répondre

  7. le 15 février, 2010 à 16:45 Sganarel écrit:

    @Biquette

    T’as raison, la brouette de Zanzibar je dis pas , mais aprés enchainer sur la toupie Malgache….même « viagratisé » , faut pas déconner …..!

    Répondre

  8. le 15 février, 2010 à 22:28 Biquette écrit:

    SGANAREL t’as raison la PATRON il est vachement prétentieux, si on le laisse dire il va bientôt nous faire croire que la-dessus il a enchainé avec une tringle à rideaux japonaise.

    Répondre

  9. le 15 février, 2010 à 22:31 Biquette écrit:

    Et la vidange-graissage, ma parole il a passé sa st Valentin chez Feu-Vert ou quoi?!

    Répondre

  10. le 16 février, 2010 à 9:21 Biquette écrit:

    Salut les décon pas assez dormi! Dernière couchée, 1ère levée!
    C’est pas le tout de faire du sport en chambre, faudrait voir à aller gagner sa vie. Elles sont où les BRETONNES? KIRI, MIMI reviendez!!!!!vous pouvez sortir, regardez par la fenêtre, y’a plus de neige.

    Répondre

  11. le 16 février, 2010 à 21:21 Sganarel écrit:

    Salut les décon’ passe border a l’extinction des feux,

    Dit Franky t’aurais pu mettre deux ou trois illustrations du Kamasutra Breton .Que diable un peu de pédagogie !

    Répondre

  12. le 17 février, 2010 à 14:39 Skinny écrit:

    Sublime.
    Quelques flatulences sous les draps et le chef d’oeuvre est parachevé.

    Répondre

  13. le 19 février, 2010 à 14:55 booguie écrit:

    ben mazette ta lucette elle a eu droit au tournico presto dans le gavio, elle s’est régaler au moins lol
    je savais pas qu’un grand rhume antique sommeillait en toi!
    bonjour,bonjour
    on te vois plus ça gaze??

    Dernière publication sur Liberté d'expression. : La vie de Ludwig Van Beethoven.

    Répondre

  14. le 7 février, 2013 à 22:41 vagabond celeste du Québec écrit:

    quel blogue magnifiquement original
    sincèrement bravo

    je suis émerveillé de votre créativité

    Dans le cadre de mon vagabondage conceptuel
    blogues-musée pertinents mais aléatoires
    pour mon oeuvre pertinente mais aléatoire

    Permettez-moi
    de vous offrir
    une de mes chansons
    dont le thème
    se rapproche du thème
    de ce blogue

    Y A DANS MES RIDES

    REFRAIN

    y a dans mes rides
    y a dans mes rides

    de la bonté
    qui s’est glissée
    sur mes je t’aime
    comme sur mon vieux
    gilet de laine

    y a dans mes rides
    y a dans mes rides

    mes jeunes années
    ou j’ai gaffé
    pendant que toi
    tu n’as jamais
    cessé d’m’aimer

    REFRAIN

    ça m’a pris ben du temps
    devenir un homme

    un vrai qui ne triche pas
    et qui pardonne

    j’aimais la boisson et les femmes
    je rentrais tard c’était le drame
    je m’enfuyais pour plusieurs jours
    j’étais mêlé mon bel amour

    pourtant comme le soleil un beau matin
    j’apparaissais cueillant des fleurs
    dans l’fond d’ta cour

    COUPLET 2

    Hier tu m’as dit
    j’suis fier de toi mon homme

    ça fait déjà 20 ans
    qu’tu consommes plus

    vrai
    les enfants ne m’ont jamais vu
    avec une bière dans les mains nues
    y peuvent même pas s’imaginer
    qu’leu père a d’ja été mêlé

    maintenant
    comme le soleil
    tous les matins

    j’rends gloire à Dieu
    pour cette belle femme
    qui m’aime toujours
    dans l’fond d’sa cours

    FINALE

    MA SOIE MON VELOURS MON ADORÉE
    MA JOIE MON AMOUR MA LIBERTÉ

    Pierrot
    vagabond céleste

    http://www.enracontantpierrot.blogspot.com
    http://www.reveursequitables.com
    http://www.demers.qc.ca
    chansons de pierrot
    paroles et musique

    sur google,
    simon gauthier conteur video vagabond celeste

    Répondre

  15. le 14 février, 2014 à 9:35 kayado écrit:

    Chapeau pour ce texte , je n’avais jamais lu une Saint Valentin aussi riche , quelle chance elle a Ginette , j’espère quelle s’en rend compte.

    Dernière publication sur La Planète et nous. Fonds Sous Marins. : LES EAUX CHAUDES DE LA MARTINIQUE

    Répondre

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