C’est le deux cent quatre vingt dix septième fafiot!

Dimanche 2 mai 2010

(de reviendre du cinoche)

Chères déconnobloguiteuses, chers déconnobloguiteurs, bonjour.

Nous allons enrichir la rubrique « Une idée de sortie pour les ceusses et les ceuzes qui n’ont que ça à foutre »

Le ciel est d’un grand bleu en ce début de dimanche après-midi. Les bourgeons bourgeonnent, les  arbres arbonnent, les oiseaux oisonnent, bref, un après midi printanier qui fleure bon le lilas, le jardin retourné, Peter Pan et ça fait clochette, en pluche.

Nous nous sommes dits, Ginette, Philémon et moi-même,  pourquoi ne profiterions-nous pas de ce temps superbe pour aller au cinoche? Des esprits belliqueux à souhait et assoiffés de contradictions nous auraient pris pour des fous. Que nenni, je vous narre la suite.

Nous enfourchons donc la Jyva 4 et filons au cinoche.

A l’affiche, il y a , une fois de plus, un film d’animation amerloque en 3D. Ayant eu la chance d’avoir vu « Avatar », nous n’avions pas voulu renouveler l’expérience de voir une autre grosse merde, en 3D, qui plus est. Je pense que les amerloques ont l’habitude de sortir leurs conneries en 3D, pour qu’on puisse les voir de loin pour ne pas marcher dedans.

Il y a aussi, au programme, le dernier film d’Arcady, fleurant bon la semoule d’antan, la famille soudée et la dose de pègre syndicale. Ce doit être une resucée du « Grand Pardon », avec Patrick Bruel reprenant le costard de Roger Hanin qui n’avait pas son pareil pour faire ses po-po-po en défouraillant sur ses collègues de commerce.

Mais zieuter un film noir, alors qu’il fait si beau, ne nous dit rien.

Nous portons notre dé velu sur un film au nom bien français « Mammuth », avec des « monstres » du cinéma, Gérard Depardieu et Yolande Moreau. En pluche, il y a la participation d’Isabelle Adjani, et de Benoît Poelvoorde.

mammuthaffiche.jpg

Voici le synopsis du gourbi, repompé intégralement sur le site Allo Ciné :

Serge Pilardosse vient d’avoir 60 ans. Il travaille depuis l’âge de 16 ans, jamais au chômage, jamais malade. Mais l’heure de la retraite a sonné, et c’est la désillusion : il lui manque des points, certains employeurs ayant oublié de le déclarer ! Poussé par Catherine, sa femme, il enfourche sa vieille moto des années 70, une  » Mammuth  » qui lui vaut son surnom, et part à la recherche de ses bulletins de salaires. Durant son périple, il retrouve son passé et sa quête de documents administratifs devient bientôt accessoire.

Les ceusses et ceuzes qui ont eu la chance d’étudier le grec, avant la crise, savent qu’un périple, en général, est un voyage qui ne se fait que par voie maritime. Mais comme tous les journaleux spécialistes du cinoche ont scribouillé que le périple était effectué sur une moto, je me plie à la majorité.

Mais nous n’allons pas tergiverser sa tanique sur ce détail linguistique, et je m’en va vous livrer deux ou trois impressions sur le chef d’oeuvre de Gustave Kerven et Benoît Délepine.

Au début de la séance, si vous êtes porteurs de binocles, vous avez la fâcheuse tendance à essuyer vos carreaux tellement vous avez l’impression d’avoir les verres en peau de saucisson. Et bien en fait, c’est une habitude à prendre. En effet, comme le film est, les critiques sont unanimes, poétique, les auteurs ont eu le bon goût d’écluser leurs pelloches en tranche de jambon et deux ou trois morcifs de super 8 afin de toucher du doigt la texture de la métaphore filée qui consiste à être le plus près possible du héros, c’est à dire derrière son cul et sa tignasse grasse.

C’est un road movie à la française. C’est à dire que vous remplacez la Harley Davidson par une Sapétoku de contre bande, Jack Nicholson par Obélix, et la ligne droite américaine par un chemin vicinal sillonant la cambrousse de la Poitevine Charantolène.

Il y a deux ou trois moments sympatoches, moments qui sont curieusement regroupés dans la bande-annonce.

La presse a été unanime!

Exemples:

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« La distribution est de haut vol, avec Isabelle Adjani qui fait quelques apparitions et Benoît Poelvoorde accroché à son discours de la méthode » ( Libération).

Le gazier de Libération a voulu montrer qu’il avait des lettres, et pas seulement dans sa boite.
De deux choses l’une, soit  il n’a pas compris pourquoi Adjani faisait des apparitions (je ne vais pas vous le dire car si on retire les huit grammes de l’intrigue, il ne restera plus que votre seau de pop corn (pour les cons qui vont bouffer au cinéma, cela va de soit)), soit il a voulu faire chercher sur oui-oui-merdia à ses lecteurs à scie dure ce qu’est le Discours de la Méthode, pour bien comprendre le rôle de Benoît Poelvoorde.

mammuthadjani.jpg

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Mention spéciale pour Gérard Depardieu : il « se révèle comme ce qu’il n’a jamais cessé d’être : un immense acteur romantique, en mal d’amour et de tendresse » (Le Monde).

 

Effectivement, l’acteur est immense et d’un romantisme exacerbé.
Il écrit les plus belles pages du romantisme en traitant de con un charcutier traiteur de chez Leclerc, il fait preuve de tendresse en branlant son cousin du même âge qui fait de même pour le monstre, et atténue son mal d’amour en sautant sa nièce (enfin on suppute (aux bois?)).

 

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Quant à la poésie, elle divise : « Parfois triviale, parfois lyrique, parfois contemplative – comme dans la seconde partie de Mammuth » (L’Express)

Les journaleux actuels ont une sacré conception de la poésie! Voir de la poésie triviale, lyrique et parfois contemplative dans Mammuth est une véritable escroquerie.

mammuthmoreau.jpg

Bref, je m’en va tout de suite acheter une vieille caméra super 8 au vide grenier de Mézieux-en-Bourbay, je vais imprimer la pelloche au gras double en filmant un chien en train de chier, et je vais pondre un synopsis de ch’val en expliquant que l’acteur principal refoule son moi intérieur et recherche, en reniflant son étron, la poésie d’une vie postérieure qu’il risque d’avoir s’il rencontre un doberman deux fois plus haut que lui ,désireux de faire de la roue arrière.

En conclusion, en sortant du cinoche à 17heures32, nous avons bien profité, et encore mieux, du ciel bleu, des bourgeons qui bourgeonnent et des pigeons balconnant sur des balcons pigeonnant.

Je vous laisse un lien pour regarder la bande annonce de la daube (qui est, curieusement, imprimée sur une pelloche normale), tout est dedans!

Image de prévisualisation YouTube

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo


https://youtu.be/T3VpzIhCd_g

Vouloir en voir plus serait du gâchis, et vous ferait perdre bêtement 1h32.

Une dernière chose: Messieurs et mesdames les journaleux et leuses, laissez tranquille la poésie, elle ne vous a rien fait, elle…..

(franck 77)

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11 Commentaires Commenter.

  1. le 2 mai, 2010 à 20:24 isanew écrit:

    Hello Franck :) C’est rare que je lise les critiques de cinoche ! Mais là je dois dire que si c’est à refaire, j’reviens chez toi mdr !
    Heureusement qu’il te reste plus d’1h32 de printemps :)
    Toujours pas de bise !
    Isa

    Dernière publication sur Blog en vrac ! : Noël 2013 : bô bô bô !

    Répondre

  2. le 2 mai, 2010 à 20:39 Sganarel écrit:

    Salut les decon’qui vendent du muguet trop chère,

    Quoi , il veulent dégraisser le Mammouth des retraites.Alors la ça va péter !

    Répondre

  3. le 2 mai, 2010 à 20:53 franck77 écrit:

    merci Isa, j’espère que je t’ai fais économiser 8 Euros……

    Répondre

  4. le 2 mai, 2010 à 20:54 franck77 écrit:

    salut Sganarel

    fidèle des fidèles, je vois que tu es à l’affût de l’actu…

    Répondre

  5. le 3 mai, 2010 à 0:49 augrenierdelalune écrit:

    alors celui là d’article je me le copie colle pour les soirs de cafard tellement il est ….bon bon bon ….
    et là c’est pas une métaphore ….

    c’est du lourd de chez mammouth Auchan et carrouf réuni …

    en gros cet article il déchire sa race …
    et là c’est métaphorique …
    ah poésie quand tu nous tiens

    Répondre

  6. le 3 mai, 2010 à 18:12 Seb écrit:

    Salut les décon’groinffre bobonne avec des pop corn !

    On devrait instaurer une mesure pour taxer les navets… Que d’avantages : depuis les oeuvres de Max pécas on n’aurait plus besoin de spéléos pour étudier le trou de la sécu, l’alignement de l’âge de départ à la retraite sur celui des footballeurs…

    Faut pas rêver….

    Ciao,

    Seb

    Répondre

  7. le 3 mai, 2010 à 21:05 mamé écrit:

    Salut!
    Une seule chose a dire vive « la retraite »
    Merci Franck…
    Mamé

    Répondre

  8. le 3 mai, 2010 à 22:20 augrenierdelalune écrit:

    bon sang je suis revenue lire tellement cet article me fait rigoler et en ce moment j’avoue que c’est pas du luxe …
    Merci pour ça …

    Répondre

  9. le 4 mai, 2010 à 0:33 Acidkronik écrit:

    Yop !

    Un film jouissif et ta critique est sur la même lignée …
    Un blogounet qui fait du bien par où qui passe.
    Reçois les bisous acides d’une femelle chieuse de 18 piges qui elle aussi adore déconner. a plush !!

    Répondre

  10. le 4 mai, 2010 à 7:21 Sganarel écrit:

    Salut les décon ‘a pas d’nouvelles de Biquette ?

    Salut Franky , dis ,dans t’on film y a pas de vedette de Taïwan au moins ? Parce que çà, ça va encore nous coûter bonbon !

    J’espére que Biquette n’a pas encore vu le loup , elle était en vacance dans le Mercantour .

    Répondre

  11. le 4 mai, 2010 à 9:24 Biquette écrit:

    Salut les ronchons,salut SGANAREL c’est pas de leur faute aux critiques, zont pas vu le film….

    Répondre

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