Archive pour le 14 août, 2010

C’est le trois cent quarante et unième fafiot!

Samedi 14 août 2010

(de viendre au rapport)

Chères déconnobloguiteuses, chers déconnobloguiteurs, bonjour.

Eh oui, je bouge encore!

Certains ont supposé que le taf m’avait achevé, certaine a supputé que je m’étais barré avec la caisse des cotises, d’autres, mesquins au possible,  ont rêvé que je tutoyais les anges, et la majorité, enfin, se fout complètement de ce que j’ai pu devenir ces quinze derniers jours.

En fait, j’ai chargé la Jyva 4 il y a déjà une semaine, vers ce pays où il ne pleut pas, où la flore luxuriante épanouit les papilles des nieux, et la faune affriolante nous rappelle que l’homme est un vermisseau mi-brute.

Vous vous demandez bien où peut se situer ce pays fabuleux! En fait, pour y arriver, en partant de Seine et Marne, nous avons traversé la Champagne, puis nous avons sillonné les vignobles de Vittel et Contréxeville, et enfin nous avons posé nos valoches dans ce paradis terrestre que les gens du pays appellent les Vosges.

Cela fait plusieurs années que nous hantons la région avec le sac sur le dos, et je vous assure que  qui n’a jamais randonné dans ce superbe massif peut toujours aller voir Venise et caner, pour ne pas encombrer les sentiers.

Quand je pense que des millions de gaziers et de gazières sont agglutitationnés et conglomérés sur des plages bruyantes, qu’ils sont raie contre raie à faire des pâtés de mégots avec des seaux à merde (ou le contraire si la plage est non fumeuse), de suerduku ou de déchiffrer du bout de l’index le dernier livre de Loana, et que pour arriver à ce bonheur terrestre ils se sont tapés 500 bornes de bouchons en écoutant les conseils de Bison fumé sur ReuTeuLeu, et bien, pour en finir avec cette phrase longue comme un âne, quand je pense à tout cela, selon l’expression consacrée, je me gausse à pierre fendre et je jubile de rennes.

Ne croyez pas que je me moque de ces bipèdes qui osent profiter de leurs congés payés alors que la plupart, durant les heures ouvrables, ont passé le plus clair de leur temps à surveiller la machine à café, ou à brailler des conneries entre Bastille et République, ou bien, à confectionner des merdish kébabs, non, ne ne le croyez surtout pas.

Mes très chers contemporains, je vous aime. Continuez à organiser ces gigantesques partouzes et à vous transformer en mobilier urbain, tellement  vos postérieurs alignés me font penser à des parkings à vélibs. Et pour les ceusses ou ceuzes qui se tâtent là où ça fait du bien, et qui ne savent pas où aller, rejoignez vos congénères près des flots bleus, vous trouverez  toujours une place pour y garer vos miches et votre bouée canard, et puis une deuxième couche est jouable tellement la promise cuitée ne vous fait pas peur!

Pendant ce temps là, nous profiterons de cet air pur des Vosges et de ces superbes randonnées par temps couvert avec une température de 18 degrés. En huit heures journalières de marche, mis à part une dizaine de fêlés comme nous, nous ne croisons que l’écureuil Vosgien (le seul que l’on croise dans les Vosges), nous n’entendons que le doux chant du piroulis chafouin ou le cri lugubre du schlitteur qui s’est fait broyer par son chargement de bois coupé.

Les rares touristes en tongs que l’on croise en montagne, sont ceux qui quittent leur monospace climatisé pour aller s’acheter une marmotte(*) en pluche made in china avant de s’enfiler un jaune (histoire de ne pas changer de couleur) dos au panorama que le guide Michelin a placé à trois mètres cinquante du parking afin que les blaireaux puissent prendre une photo de la belle mère qui sirote sont coca, avec, en toile de fond, la magnificence de cette force tellurique qui, décidément, doit supporter une faune bien ingrate.

Mais c’est les vacances, et je ne vais pas m’énerver pour si peu. Mes proches me préconisent la zénitude.

Il me reste encore une semaine dans les Vosges. Je vous narrerais peut-être, quelque conte ou légende dans la semaine, ou vous enverrais une carte postale virtuelle du zimbrec.

(franck 77)

[(*) il est à noter qu'il y a autant de marmottes dans les Vosges que de vernis à ongle sur les doigts d'une palourde]

Publié dans:déconno-news |on 14 août, 2010 |27 Commentaires »

Le Plateau Télé de KeNnY |
Soft Liberty News |
t0rt0ise |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | www.423luque.unblog.fr
| Cema
| Le bon coin politique