Archive pour le 30 septembre, 2010

C’est le trois cent cinquantième fafiot!

Jeudi 30 Septembre 2010

(de dire adieu à Monsieur Georges Charpak)

Chers déconnobloguiteurs et chères déconnobloguiteuses, bonjour!

Vous connaissez l’affection particulière que je porte pour la science et ses chercheurs. Attention, je vous parle des vrais chercheurs. Je ne vous cause pas du gazier du CNRS qui réussit à pomper du fric public en menant ses recherches sur les chouilles étudiantes, ni de cette directrice de recherche qui n’a pas eu de mal à convaincre la Cour des Comptes pour financer ses études sur la psychologie de la guenon initiée à l’usage du vibromasseur à jet rotatif en milieu péri-urbain.

Quand j’avais  appris la mort de Guy Béart ou de Marc Blondel , cela ne m’avait  fait ni chaud ni froid, mais aujourd’hui, ça me troue un peu le fion.

guybeartmarcblondel.jpg

En effet, notre grand Prix Nobel de Physique, Georges Charpak est mort ce jour et à l’heure où je vous cause.

charpakgeorges.jpg
(Georges Charpak – triptyque en deux morceaux)

Si vous vous jetez sur Ouiouimerdia, l’encyclopédie du oueb , vous apprendrez qu’il est né le 1er août 1924 dans le village de Dąbrowica en Pologne, aujourd’hui Doubrovytsia en Ukraine et mort le 29 septembre 2010 à Paris, aujourd’hui toujours Paris sur Seine.

Ceci confirme bien que le prix Nobel est bien français, non mais!

En apprenant la nouvelle ce matin, je suis allé reprendre une douche dans ma cage de Faraday, et j’ai fait cinq tours de cyclotron afin de reprendre mes esprits.

Georges Charpak était à la physique des particules, ce que Rocco Siffredi est à la physique des parties couilles, c’est à dire un mètre étalon.

Il a tout bonnement irradié dans son domaine, la physique des particules à haute énergie. Ce n’est pas pour rien s’il a fait de la résistance pendant la seconde guerre mondiale, et qu’il en a bricolées (des résistances) en temps de paix.

Et son prix Nobel, il ne l’a pas volé. Il ne s’est pas contenté d’avoir un brelan de barbus dans un panier à salade pour décrocher la timbale, ni d’écrire des trucs à la con comme Le Clézio.

En 1992, il a reçu son Prix Nobel pour l’invention et la mise au point de détecteurs de particules, en particulier la chambre proportionnelle multifils, une percée dans la technique d’exploration des parties les plus infimes de la matière.

Pour résumer l’affaire, avant cette invention, si on voulait choper des particules, il fallait avoir des bons yeux et un petit tamis (comme Mauresmo). Avec la chambre de Charpak, la détection est entièrement électronique. Et bien, grâce à ce procédé, tout le matos médical utilisant des faisceaux de particules se retrouve dopé, et le gazier qui se fait irradier la trompette pour savoir s’il va mourir guéri, reçoit moins de gros bouts dans la tronche étant donné qu’il est exposé moins longtemps.

Donc, moi je dis : « Respect, Môssieu Charpak ».

charpakdetecteurparticules.jpg
(Georges Charpak posant derrière un plat de lentilles à côté d’un détecteur de particules)

J’ajouterais même qu’un artiste comme monsieur Charpak qui arrive à convaincre une particule chargée d’aller ioniser un gaz noble (qui a donc déjà la particule de naissance) dans une piaule, juste histoire de séparer les ions des électrons, afin d’aller coller les ions sur des cathodes et les électrons sur des anodes qui se mettent à couiner au premier contact, et bien je dis qu’il en a dans le citron et qu’il a le droit de tutoyer les anges.

Et le premier gazier qui vient me dire que la chambre de Charpak, c’est de la branlette de pignouf et qu’il a fait mieux en inventant la z’y-va-terie à ressorts et auto-induction, je lui passerais ses hémorroïdes au déprotoniseur à incubation sphérique et les lui ferais sécher dans un calorifugeur magnétique double corps comme des vieilles figues molles, non mais!

(franck 77)

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Compléments d’infos :

Depuis la parution de cet article, notre standard est porté au rouge (comme mon nez). Nous allons essayer de répondre à vos inquiétudes:

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Une suggestion de Mme Bonnet M.:

« J’aurais souhaité que certains chercheurs qui ont eu contact avec lui viennent nous dire qui il était vraiment. »

Notre réponse : 

Nous pouvons vous communiquer le numéro de téléphone d’un éminent chercheur qui vous dira que Georges Charpak était vraiment son voisin de palier….

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Un hommage de M. Jérémy L, de Ville-à-Couilles-Blètes :

« J’étais très ému de l’interprétation de Charpak dans « Certains l’aiment chaud » jouant de la trompette aux côtés de Marilyn Monroe »

Merci de votre intervention Jérémy, mais c’est Tony Curtis qui est mort, lui aussi aujourd’hui, qui avait le rôle, alors que c’est Boris Vian qui jouait de la trompette, mais nous partageons votre émotion.

Publié dans:La recherche scientifique qui me trouve |on 30 septembre, 2010 |29 Commentaires »

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