Archive pour le 4 octobre, 2010

C’est le trois cent cinquante deuxième fafiot!

Lundi 4 Octobre 2010

(de causer cinoche, spiritualité, et tout et tout)

Chers déconnobloguiteurs et chères déconnobloguiteuses, bonjour!

Dimanche après-midi, le ciel était bleu, la température était douce, il faisait un temps comme on en voit que dans le nord de l’amérique, c’était l’été indien. Bref un temps de merde pour un automne qui tarde à nous montrer la fraîcheur de ses pluies, la rouille de ses intempéries, et la magie de son changement d’heure. Ainsi, pour éviter ce temps morose et non contractuel pour la saison, avec Ginette et Philémon, nous sommes allés au cinoche.

Il y a 15 jours, histoire d’être au fait des bouzes américaines, nous sommes allés voir « Inception ». Philémon a adoré, et je lui ai promis de ne pas écrire de fafiot dessus. Tout ce que je peux vous dire, c’est que les amerloques n’ont pas eu besoin de le sortir en 3D pour ne pas marcher dedans et s’aperçevoir que c’était une grosse merde.

Justement, en parlant de cela, dans le complexe de cinoches de Trifouilles-Moi-les-Joyeuses, c’est le festival de la 3D.

Comme nous étions en quête de spiritualité et d’introspection, nous avons négligé le festival et nous nous sommes portés acquéreurs de 3 biftons pour aller zieuter « Des Hommes et des Dieux ».

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Là, vous allez vous dire, attention, le franck77 est parti pour déconner sur un fait historique grave et blasphémer à donf. Premièrement, je ne vous permets pas de porter un jugement négatif avant même d’avoir terminé de lire ce fafiot, et secondement, Déconnoland ayant son propre confessionnal, que voici : CONFESSIONAL,
nous sommes équipés pour porter les premiers secours à mon âme qui fricote avec le Malin quand Satan m’habite.

Déjà, dans la file d’attente pour attendre la fin de la séance précédente, après un calcul rapide, je suis arrivé à 73 ans 3mois et 2 bières de moyenne d’âge. Philémon était regardé comme une bête curieuse et si la photo d’ensemble eût été prise, on aurait tout de suite vu où était Charlie tant sa verdeur et sa fraîcheur juraient au milieu de cette vision de mouroir.

Il y avait bien deux jeunes au milieu de la file avec un seau de pop corns de trois kilos dans chaque pogne et les lunettes de Ray Charles sur le tarbouif, ce qui m’étonnait fortement, mais finalement ils s’étaient planté de file, et pensaient être déjà dans la salle où on passait  »Le retour des  morts vivants » en 3D.

Je ne suis pas là pour vous rappeler le sujet du film, ni pour faire le pitch, vous avez une méga chiée de sites et de blogs qui le raconteront mieux que moi, et pour le synopsis, vous avez l’indétrônable Ouiouimerdia, qui est à l’Internet, ce que Dalembert fût à la connaissance , c’est à dire une encyclopédie.

Sur un fait historique fort à la base, le film ne pouvait que prendre ce caractère. Moi-même, qui ne suis pas au mieux avec le Très haut, j’ai ressenti comme un questionnement intérieur qui revient régulièrement, même quand je suis bourré. J’ai l’air comme cela, de ne pas aimer les gens, ce qui est vrai, mais étudier l’homme dans ce qu’il a de plus profond est toujours très intéressant.

Attention, quand je dis étudier l’homme dans ce qu’il a de plus profond, j’entends tout de suite les ricanements sous-jacents des bloguiteurs et bloguiteuses attendant la saillie, alors que je veux tout simplement parler de cette fameuse âme humaine.

Je reste persuadé, que certains hommes, seulement, ont une vraie âme, et pas forcément des hommes de foi. Bien sûr, « Des hommes et des Dieux » est un début de réponse à tout un de tas de questions de base concernant moult notions induites par cette situation ténue de guerre civile et de cohabitation de religions proches mais différentes.

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L’amour de son prochain issu de l’amour de Dieu doit-il aller jusqu’au martyr? Est-il utile que la Foi doive à tout prix l’emporter sur les foies (de rester au monastère)? Doit-on obligatoirement subir son destin? Fuir revient-il finalement aussi à mourir?

Ce qui m’inquiète tout de même, dans cette quête de l’amour du prochain, c’est de savoir qu’il y a des gaziers qui croient dur comme fer que l’homme est bon, et qu’ils se sont foutus dans le crâne, qu’un jour, l’amour sera universel alors que les crapules, les salauds et les branleurs auront toujours la vie belle, et que la connerie sera toujours force de loi.

Mais je ne vais pas m’énerver pour si peu.

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Bien sûr, certains critiques de cinéma, juste histoire d’exhiber une culture biblique et une connaissance des saintes écritures, ont fait le parallèle entre la scène du repas de tous les moines avec La Cène. Admettons! le nombre de clients n’étaient pas le même, personne n’est venu rouler une pelle au chef de meute et le jaja servi dans le film, c’est deux teilles de Pouilly-Fumé année 92, alors que les apôtres s’enfilaient un boulaouane directement acheté chez l’arabe du coin. mais je ne vais pas être bégueule sur ces détails.
Bien sûr, quand ils en étaient au fromgi, un ancien, dernière moi, qui doit être champion olympique de lancer d’urine en petit bassin, a crû bon chanter « Chaussée aux moines », ce qui a fait bêtement rire sa rangée de groupies qui ont dû souiller à jamais les fauteuils moêlleneux

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On nous dit aussi, que le film n’est pas partisan, et qu’il ne fait endosser la responsabilité des assassinats des moines ni à un groupe islamique, ni à l’armée algérienne, alors que la première Pigeot des ravisseurs à une immatriculation qui se termine par 16! Je ne voudrais pas me mettre martèle en tête, mais une petite enquête du côté de la Charente serait la bienvenue.

En conclusion, je vous confirme que ce film est d’une beauté formelle.

Si vous allez le voir, faites gaffe de ne pas avoir des voisins trop vieux. En effet je me suis retrouvé à côté d’un couple d’anciens, Simone et Marcel, qui ont dû ruiner les caisses de retraites tellement ils s’accrochent à la vie, avec le Marcel sourd comme trois pots. A chaque fin de phrase, il demandait à Simone « Ké Ki dit », et Simone lui hurlait le texte en braille dans son esgourde la moins ensablée. Je veux bien aimer mon prochain, mais j’ai obligé Simone à s’taire; au moins je ne sortais pas du sujet…

(franck 77)

 

Publié dans:déconno-news |on 4 octobre, 2010 |23 Commentaires »

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