Archive pour le 18 décembre, 2010

C’est le trois cent soixante troisième fafiot!

Samedi 18 Décembre 2010

(de causer de la vie du génial Adémar Oscar de Tours)


(Supertramp – School)

Chers déconnobloguiteurs et chères déconnobloguiteuses, bonjour!

Aujourd’hui, nous allons réparer une injustice. Nous allons sortir de l’oubli un génial inventeur, qui aurait pu révolutionner le monde.

En effet,nous nous sommes évertués à tripoter Larousse, à mettre le nez dans les Robert, à ratisser Oui-oui-merdia ou à torturer Gogole, nous n’avons décelé aucune trace de l’existence de cet homme qui a plus fait pour la science, que la télévision française pour la production de merde.

C’est une immense joie, pour nous, de vous faire découvrir un des esprits français les plus géniaux, et c’est avec une pure émotion que nous allons vous narrer l’existence, hors du commun, d’ Adémar Oscar de Tours.

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Adémar Oscar de Tours: sa vie, son oeuvre.

(épisode 1)

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On peut lire, dans un vieux registre des naissances à la Mairie de Tours, qu’Adémar Oscar de Tours était né un 10 décembre à Tours, ce qui, somme toute, tombait à merveille!

Adémar Oscar eût été né dans un poulailler, l’aurait-on appelé Adémar Oscar de Flics? Nous ne le saurons jamais…

Le petit Adémar n’était pas robuste à sa naissance.

Il est le fruit d’une liaison vinicole, du côté de Vouvray, entre Justine Titegoutte, rabroueuse de caquet du côté de Pouilly-Fumé et de Jérémy Un Oscar, effilocheur de brichmou dans la bourgade d’Essuyai-Lavéssaylle.

La filiation patronymique de l’époque aurait pu leur faire donner le nom de Jérémy Deux Oscars, ou Jérémy Un Oscar Junior à la chair de leur chair, mais les parents, ne voulant pas traumatiser le foetus, l’ont, d’un commun accord, appelé Adémar Oscar, ce qui sera le premier signe d’un destin hors du commun.

Le petit Adémar a eu une scolarité normale.

Il arrivait à conjuguer n’importe quel verbe par tous les temps, alors, qu’à l’époque, les hivers étaient rigoureux, les printemps vaporeux, les étés sécos et les automnes mouilleux.

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Le petit Adémar excellait en géométrie, en arithmétique et en analyse combinatoire.

Il maîtrisait le système binaire à merveille, et dès qu’il eu la présence d’esprit de retirer ses chaussettes à doigts, il tomba d’emblée amoureux du système décimal qui allait nettement simplifier ses calculs pour peaufiner le bien fondé de ses sublimes inventions.

Une fois qu’il s’était mis à compter ses doigts de mains, puis, les fumantes étant retirées, ses doigts de pieds, le petit Adémar s’est mis en devoir de compter tout ce qui pouvait se compter.

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Cela pouvait aller du nombre de pots de confitures de nouille qu’entreposait sa maman Justine sur l’étagère de la cuisine au dessus de la rangée de casseroles, qu’il avait déjà comptées en machouillant sa tétine, jusqu’aux épluchures de lapin regroupées dans un seau en osier (à l’époque, on épluchait le lapin, et les seaux étaient en osier).

Tout content qu’il était d’avoir compté, sans se tromper, le nombre de pattes à une horde de palourdes, il se rua sur une biographie de Lafayette pour y compter ses rayons, et il arriva même à compter les oeufs dans le cul d’une poule, bien que cette expérience ne l’eût pas satisfait au même point que ses premiers comptages, et lui donna cette fâcheuse habitude de sentir le bout de ses doigts plusieurs fois dans la journée.

Le petit Adémar grandissait en même temps que sa soif de compter, au grand dam de sa maman Justine qui n’arrêtait pas de le chercher partout pour qu’il l’aide aux tâches aussi diverses que variées et surtout répétitives mais utiles à la bonne marche de la maisonnée.

Il faut dire qu’à l’époque, une fois que Justine était rentrée de son travail, il lui restait encore à estillocher les gifalettes, embaquiner les rabourdières et rembramer les tapolines, ce qui la mettait souvent à la bourre pour cuisiner la poule en daube, ou dépoussiérer la casbah.

C'est le trois cent soixante troisième fafiot! dans Les grands inventeurs et teuses pouledaube

Bref, Adémar s’amusait continuellement à compter alors que Justine ne pouvait pas compter sur lui.

Adémar eut une enfance heureuse, il comptait à loisir tout ce qui passait à la portée de sa main ou de ses yeux.

Il décida de fouiller l’univers des nombres, et s’intéressa aux séries et aux suites.

Pour agrandir ses connaissances, il fit des études de mathématiques appliquées à la Royale University of La Motte Beuvron, ce qui fit que la série de Fourier, le méthode de Green pour la résolution d’équation elliptique, la formule de Bessel, la Lemniscate de Bernouilli ou bien le calcul de l’angle de la tangente courte de la clothoïde n’eurent plus de secrets pour le petit Adémar qui commençait aussi à compter sur sa petite cousine Pélagie pour lui développer sa personnalité.

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Pélagie, d’un an sa cadette, était émoustilleuse de pierre à ricochets, et adorait écouter Adémar lui conter fleurette tout en comptant les pétales d’une marguerite afin de savoir combien elle comptait pour lui.

Le petit Adémar faisait des jaloux chez ses camarades de promotion. Alors que la plupart de ses copains mettaient un temps dingue pour compter le nombre de tours à la minute que mettait une centrifugeuse à escarbouillette pour émaringuer 100 kilos de pinocles, le petit Adémar effectuait le calcul en moins de temps qu’il ne fallait à un cul de jatte pour enfiler sa paire de pompes.

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Les parents du petit Adémar, qui devenait grand au fil des années, étaient fiers de leur rejeton. Ils savaient que leur enfant ne dilapiderait pas ses premiers deniers gagnés sans compter.

Adémar, entre sa deuxième et troisième année de troisième cycle, avait trouvé un emploi d’été pour prendre contact avec la vie active.

Il avait accepté un boulot de compteur de grapouillis pédonculaires dans une fabrique de mégomètres à suspension oscillatoire modulée.

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Certes, la tâche fut facile pour lui, mais c’est pendant cette période d’apprentissage qu’il se rendit compte que le domaine de comptage manquait cruellement de matos adapté et de méthodes à des couettes.

Alors, il se dit qu’il fallait révolutionner le comptage, et qu’on pouvait compter sur lui pour y remédier…

(fin du premier épisode)

©franck.pr77

Publié dans:Les grands inventeurs et teuses |on 18 décembre, 2010 |16 Commentaires »

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