C’est le trois cent quatre vingt onzième fafiot!

Jeudi 16 Juin 2011

(de fit le z’eoufer derechef)

Chers déconnobloguiteurs et chères déconnobloguiteuses, bonjour!

Aujourd’hui, c’est le grand rendez-vous annuel pour les philosophes que nous sommes!

Pour la quatrième année consécutive, nous allons vous refiler une correction d’un des sujets ce dont au sujet duquel le bac Philo (dendron?) 2011.

Nous commençons à avoir des annales de ch’val que Michou nous envie:

2010:
http://franck77.unblog.fr/2010/06/17/cest-le-trois-cent-treizieme-fafiot/

2009 :
http://franck77.unblog.fr/2009/06/18/cest-le-deux-cent-dix-septieme-fafiot/

2008:
http://franck77.unblog.fr/2008/06/16/cest-le-bouzieme-fafiot-bis/

Cette année, les téléphones portables, les calculatrices, les fours à micro ondes et les sèches cheveux sont interdits pour éviter la fraude.

Nez en moins, une dérogation a été accordée pour les élèves de Luc Ferry, qui auront le droit de consulter leurs notes de cours pendant l’épreuve, c’est vous dire à quel point ils sont dans la merde avec leurs cours Ferryen.

Ce n’est pas tout cela mais ligotons ce que l’on nous propose :

Pour les séries S :

La culture dénature-t-elle l’homme?

Peut-on avoir raison des faits?

Commentaire d’un extrait des Pensées de Pascal.

Pour les séries L :

Peut-on prouver une hypothèse scientifique?

L’homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même?

Commentaire d’un extrait du Gai Savoir de Nietzsche.

Pour les séries ES :

La liberté est-elle menacée par l’égalité?

L’art est-il moins nécessaire que la science?

Commentaire des Bienfaits de Sénèque.

—————————————————-

Balançons la soudure:

La culture dénature-t-elle l’homme?

Avant de réfléchir si la culture peut dénaturer l’homme, il faudrait peut-être se poser la question de savoir de quelle culture on cause. Il serait facile d’aller zieuter dans le dico, mais comme cette année on doit participer à l’épreuve en calebard, il faut faire appel à ses souvenirs.

Six jeunes m’abusent, il y a une chiée d’acceptions pour définir la culture.

La première définition de culture qui nous vient en tête est celle de cultiver, la terre, par exemple. Cette définition végétale n’est pas dénuée d’intérêt, et nous verrons Plutarque que nous ne pouvons et nous ne devons pas la négliger pour résolutionner la problématique suce posée à huit plombes du mat.

Une deuxième définition de la culture est celle  d’ensembles de coutumes, d’idées religieuses, artistiques, politiques, qui, en fait, rassemblent  des gaziers dans un groupe plus ou moins important. Dans ce cas précis, pour décortiquer la chose, on va en baver, mais on va s’y atteler tout de même

Une troisième définition de la culture, la plus simpliste, est l’ensemble des connaissances acquises.

Enfin, il y a la culture physique, mais là c’est une autre épreuve, que je vais dehors et déjà  écarter car je n’ai pas mis mon short, ni mon maillot de bain.

Il y a bien d’autres sens donnés à la culture mais comme j’ai passé un temps dingue dans les révisions, je n’ai pas eu le temps de mettre le nez dans les Roberts pour zieuter la liste complète.

La question posée parle de dénaturation. Et c’est là que l’on se rend compte que les profs de philo qui ont pondu le sujet ont du les écrire en mobylette un lendemain de jour de grève, car on ne peut causer de dénaturation que sur des produits, des substances ou des molécules. On ne va pas leur en vouloir, mais on va faire avec car nous n’avons pas le choix.
Je suppute (aux bois?) que le sens qu’ils ont voulu donner à dénaturer doit être celui de transformer, dépraver, modifier été ces rats…

On ne va pas s’amuser à définir l’homme, car tout le monde voit en gros le zimbrec, et comme j’attaque la rédaction de cette correction trois plombes après le début de l’épreuve, cela ne me donne pas beaucoup de mou pour décortiquer l’animal.

Reviendons donc à la culture agricole. Sans cul férir, nous pouvons affirmer que cette culture là dénature tellement l’homme qu’on a du mal à le reconnaître tellement il en prend un coup dans la tronche. L’exemple récent de la culture du soja dans les célèbres rizières allemandes démontre par A plus B  que même l’homme ininteressé par la terre, y creuse son trou sans bouger les oreilles.

En ce qui concerne la deuxième acception du mot culture, là aussi l’homme peut deviendre complètement dénaturé s’il ne fait pas gaffe à ce qui se passe . Comme disait le célèbre philosophe Jérémy Matournée, « Faire partie intégrante d’une culture, c’est paumer son libre arbitre et sa liberté ». Et ce n’est pas si con que ça. En effet, je connais des gaziers qui sont à donf dans la culture Celte, dans la culture de l’oubli, dans la culture du jenenveuxplustiste, dans la culture du secret, et bien croyez moi, que dès qu’on leur cause d’autre chose, ils nous envoient chez plumeau.

La culture, comme ensemble des connaissances, dénature-t’elle l’homme? On peut chipoter et tergiverser (satanique?). La culture, dans ce sens là du vocable, fait la nature même de l’homme, ce qui le différencie de la bête.

L’homme est enrichi et non pas dénaturé pas ses connaissances plus ou moins vastes, ce qui lui donne le grade le plus élevé dans le règne animal. A vouloir absolument connaître des trucs vraiment indispensables comme le score à la mi-temps de Gueugnon-Guingamp, ou bien la marque du saucebaque utilisé pour la confection de la robe de Lady Gaga, on sent bien que la culture dévoile la Nature de l’homme, celle d’ être l’animal le plus con de la création! Dans ce cas précis, l’homme n’est pas du tout dénaturé puisque c’est son état naturel.
 

Certes, les plus retords d’entre vous me ressortiront  la célèbre citation de Jean Phonce Lemanche (Philosophe du Marais) qui nous proclame: « L’homme sans culture, c’est comme Milan sans Remo, une création divine qui pédale dans la choucroute », mais c’est de bonne guerre! Cependant, il faudra me prouver, d’une main, que l’homme est une création divine, avec recherche d’ADN et le toutim, mais là c’est un autre sujet de philo que l’on garde sous le coude, et, de l’autre main, que citer Milan sans Remo est un peu facile puisque ça fait partie des classiques d’avant Tour.

Bref, on ne va pas se foutre la rate au court bouillon pour disserter huit jours sur une connerie philosophique, mais on peut conclure que la culture peut ou ne peut pas dénaturer l’homme, cela dépend où l’on se situe, de quel angle on observe le gourbi et du temps que l’on a à perdre.

Enfin, après ce corrigé gratos ( le seul du oueb en ce moment), je m’en va réviser mes fiches sur le cours de dynamique des fluides, car on enchaîne sur l’apéro.

Publié dans : le bac philo |le 16 juin, 2011 |14 Commentaires »

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14 Commentaires Commenter.

  1. le 16 juin, 2011 à 14:57 Pineau écrit:

    Salut les file au… ,

    A la question « La nature dénature-t-elle l’homme? » , je réponds sans hésiter: « Va savoir… ». Mais si la question est: « L’homme dénature-t-il la culture? », ma réponse est toute autre, sans l’ombre d’un doute.
    Vous avez quatre heures.

    Répondre

  2. le 16 juin, 2011 à 16:51 Pelure d'Oignon écrit:

    Trente bouzes sur vin .

    Mention : A bien suivi le Ferry.

    Avec les ficelles de string du jury .

    Répondre

  3. le 16 juin, 2011 à 17:23 Sganarel écrit:

    Salut les décon’ fucius , c’est pas chinois la philo …..!!!!!

    La culture dénature t-elle l’homme ? Demandez donc à josé Bové, plusieurs fois condamné pour faux et usage de faux . La culture du blé ou de l’oseille, oh ça c’est sûr que ça le rend dingo.

    @ BIQUETTE . blog mémére ou on y va pépére. Sais tu que le verbe mémérer existe , du moins dans l’ODS de scrabble .Mémérer au Québec veut dire bavarder .

    Répondre

  4. le 16 juin, 2011 à 23:30 Lucille écrit:

    C’est vrai qu’on ne pense pas aux fameux élèves de Jules Ferry qui n’ont pas pu avoir cours :p

    Excellent sinon :)

    Répondre

  5. le 17 juin, 2011 à 0:01 Seb écrit:

    Hello (ah non c’est pas encore l’épreuve d’english ?),

    Ce matin mon neveu m’a demandé de croiser les doigts pour lui… je lui ai répondu qu’il y avait plus de chance de croiser des cons en ce beau jour de juin, et qu’on verrait bien si ça marche quand même pour l’aider un chouyat… C’est sur ce bon mot pas si con fut si us (et coutumes) que je le lâchait au pied du bahut.

    Alors après son nez-preuve, il m’a avoué avoir planché sur le sujet « l’art est-il moins important que la science? »

    Trop facile comme sujet ! Pas besoin d’être un BHL pour décrire qu’en août 44, les toiles du grand peintre Shipadanlagouache entreposées à Nagazaki n’ont pas pesé bien lourd face à la bombinette amerloque…

    A pluche,

    Seb

    Répondre

  6. le 17 juin, 2011 à 6:31 Sganarel écrit:

    Salut les décon’neries philosophales ,on en souhaite plein les copies, c’est pas une raison pour que l’alchimiste jette la pierre aux potâches .

    Philo à la fraîche
    évite l’antiséche
    philo le matin
    bacho à la fin juin.

    la philo mène à tout , demandez donc aux grecs les enfants de socrate ,platon ……. tu m’étonne « le Banquet » ? maintenant c’est le banquier !

    Répondre

  7. le 17 juin, 2011 à 13:56 Antoine écrit:

    ça m’étonnerais (au beurre blanc) que les bachoteurs n’aient pas leur portables dans la poche, vu que l’épreuve durait de 8 h à 12 h et que mon gamin m’a envoyé un texto à 10 h 47…
    Mais pour me dire qu’il avait fini en fait, je crains un peu le résultat…

    Répondre

  8. le 17 juin, 2011 à 16:34 Pineau écrit:

    Salut Antoine,

    Ton gamin est sorti plus tôt pour aller acheter du steak à chier chez l’idole pour le repas de midi?

    Répondre

  9. le 18 juin, 2011 à 9:23 Hermès écrit:

    Ah queue salut c’est her Miche

    http://www.youtube.com/watch?v=tqtqUABH4ig
    Brel. : Mon enfance passa ( 1962 )
    Florentino : Mon enfance passa

    Mon enfance passa
    Parmi les broussailles en silence
    Et dans des forêts immenses
    Où je livrais de grandes batailles
    L’hiver je vivais entre
    Le grenier et la maison
    L’un était mon antre
    L’autre mon fort, mon donjon
    L’été j’allais par les sentiers inconnus
    A travers les champs d’un pas leste
    Je devenais noble paladin,
    Défenseur de la veuve et de l’orphelin
    Faisant grâce aux vaincus
    J’avais en ce temps la victoire modeste.

    Mon enfance passa
    Parfois auprès des femmes en cuisine
    Où je pratiquais quelques rapines
    Qui me permettaient de sauter les repas
    Pour poursuivre mes longs voyages
    Où m’emportait le hasard de mes pas
    Qui suivaient le vol neigeux des nuages
    Par des chemins étroits
    Je rentrais à la nuit
    Souillé, saignant des pieds et des mains
    Et repartais au petit matin
    Avec au cœur et à l’esprit
    La volonté d’entreprendre un destin
    Que je n’ai jamais entrepris.

    Mon enfance passa
    De pentes en pentes
    Et je trouvais parfois
    Qu’elle était un peu lente
    Je contemplais les Aurores
    Assis parmi les joncquilles
    Flânant au milieu des spores
    Et des blés qui appelaient la faucille
    J’allais de-ci de-là, partout
    M’arrêtant près d’un ruisseau
    Où je me rafraichissais
    En me couchant dans l’eau
    En ce temps-là j’étais
    Un agneau qui jouait au louveteau

    Mon enfance resta là-bas
    Quand j’ai immigré en France
    Et entre quatre murs le silence
    Que j’appréciais tant se brisa
    Loin des parfums et des couleurs
    Dont le printemps habille
    La nature sorti de l’hiver en guenille
    L’éphémère lenteur des heures
    M’e mettait à la torture
    Une torture qui m’exaspérait
    Le béton n’est pas fait pour moi
    La ville faillit me rendre barbare
    Mais quelque chose en moi résista
    Et je pris un nouveau départ.

    ***
    Entre indépendance et habitudes
    Dans le silence et la solitude
    Que j’ai toujours aimé,
    Mon enfance passa
    Sans que je l’aie vu passer.

    17/06/11

    Répondre

  10. le 19 juin, 2011 à 9:44 Biquette écrit:

    Je v’nais pour me détendre et qu’est-ce que je vois? que des trucs qui fichent mal au crane et qui font des noeuds au cervaux, vous êtes fout ou quoi!
    SGANAREL, « pèpèrer » ça existe aussi?

    Répondre

  11. le 19 juin, 2011 à 21:04 Sganarel écrit:

    Salut les décon’t a mangé la poule au pot ou le pot de la poule, c’est selon . Ou les deux d’ailleurs ……,on ?

    j’ai planché tout le week-end sur « l’art est-il plus nécéssaire que la science ?  » J’ai rendu copie blanche , c’est une forme d’art destinée a mettre à l’épreuve la science du correcteur.

    @ BIQUETTE . Pépérer existe, tu viens de l’inventer .il t’incomde d’en trouver la définition !

    Répondre

  12. le 20 juin, 2011 à 9:39 Biquette écrit:

    Salut SGANAREL, Je dirais que la définition de « pèpèrer » c’est l’action pour un homme qui rentre fourbu par une journée exténuante pour nourrir sa famille pendant que les femmes mèmèraient, de se poser sur son canapé, la zapette à la main et de regarder, tel un légume les reportages sur Arté, genre la vie des mollusques bivalves dans les marais, ou la reproduction des fous de Bassan. J’espère que tu ne l’as pas joué ce week-end à Mulhouse…….

    Répondre

  13. le 20 juin, 2011 à 15:57 Sganarel écrit:

    Salut les décon’pépére devant la téloche , ça mémére au bigophone jusqu’a en exploser le forfait.

    C’est charentesque comme définition BIQUETTE .Pour Mulhouse ça risque pas je me suis pas qualifié !

    Répondre

  14. le 22 juin, 2011 à 12:11 Amédée Pan écrit:

    La culture des Natures, tel l’Homme. Ben que voilà un beau sujet mes cire ! corn flakes, comme l’accent.Se cultiver c’est bien mais avec quoi ? Faux d’raie voir un peu !La culture ça mène à tout ( Trèfles,etc,etc…)Faut déjà que la terre soit bonne au départ !L’engrais (sage) ne fait patou patou.Quand j’étais môme, c’est-à-dire y’a environ 2 heures de ça j’aimais bien aller me culturer dans les champs, y’a pas d’meilleur endroit pour ça.J’emmenais un bouquetin avec moi et je lisais tous ces petits caractères de cochon qui y étaient alignés en rang d’eau gnon, et là , à force de perd ses verres Hans, j’ai appris des choses…A l’époque mon père avait un DS K, nouveau modèle, en tôle.moi je bouquinais contre un (Georges) Tronc,c’est vrai qu’à c’t'époque épique ça commençait à sérieusement à me chatouiller du côté de la plante des pieds…C’est là que j’ai découvert que dans les bois les débardeurs sans manches…Et que les trapézistes sans filet !La vrai vie quoi !
    Vive la culture, vivent les culturistes, vive la France !

    Répondre

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