Archive pour le 18 juin, 2012

C’est le quatre cent vingt septième fafiot!

Lundi 18 Juin 2012

(de ne pas remettre les conneries à Plutarque)


(Cat Stevens - Lady d’Arbanville)

Chers déconnobloguiteurs et chères déconnobloguiteuses, bonjour!

Aujourd’hui, c’est le grand rendez-vous annuel pour les philosophes que nous sommes!

Pour la cinquième année consécutive, nous allons vous refiler une correction d’un des sujets ce dont au sujet duquel le bac Philo (dendron?) 2012.

Nous commençons à avoir des annales de ch’val que Michou nous envie:

2011 :
http://franck77.unblog.fr/2011/06/16/cest-le-trois-cent-quatre-vingt-onzieme-fafiot/

2010:
http://franck77.unblog.fr/2010/06/17/cest-le-trois-cent-treizieme-fafiot/

2009 :
http://franck77.unblog.fr/2009/06/18/cest-le-deux-cent-dix-septieme-fafiot/

2008:
http://franck77.unblog.fr/2008/06/16/cest-le-bouzieme-fafiot-bis/

Cette année,  la grande nouveauté anti-fraude est le détecteur de portable, ce qui fait que, seules,  les calculatrices sont autorisées. Donc les ceusses et ceuzes qui avaient l’intention de gruger en attendant les touites (à Saint trop-pêt?), peuvent aller se faire brosser et se mettre le perchoir où je pense

Ce n’est pas tout cela mais ligotons ce que l’on nous propose :

Série L
Sujet 1 : Que gagne-t-on en travaillant ?
Sujet 2 : Toute croyance est-elle contraire à la raison ?
Sujet 3 : Spinoza, Traité théologico-politique

Série S
Sujet 1 : Avons-nous le devoir de chercher la vérité ?
Sujet 2 : Serions-nous plus libres sans l’Etat ?
Sujet 3 : Texte de Rousseau, Emile

Série ES
Sujet 1 : Peut-il exister des désirs naturels ?
Sujet 2 : Travailler, est-ce seulement être utile ?
Sujet 3 : Berkeley, De l’obéissance passive

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Bon, nous avons recus les sujets à 10hoo et comme il faut rendre une copie à midi, il s’agirait de ne pas rester les deux pouces dans le fion. Et comme il s’agit de se mettre rapidos au taf, nous allons, sans cul férir choisir  le sujet 2 da la série ES :

Travailler, est-ce seulement être utile?

C’est justement une putain de bonne question que Roger a posé ce matin à Martine devant la machine à café du Conseil Général de Mézydonc-Ymboncoult. Roger avait « la Nouvelle république Mézymoise » sous le bras pour l’étudier aujourd’hui et Martine avait la tronche dans le sac car elle revient de congé maladie juste à temps pour profiter du voyage du C.E.

Mais il ne s’agit pas de tergiverser sa tanique mais de poser le fondement de notre raisonnement qui restera sûrement une bière d’angle à l’édifice de la connaissance philosophique, notamment en donnant une définition du travail.

Le travail, chez les philosophes de tout poil, n’est qu’une notion vague. En effet, le philosophe préfère l’oisiveté à l’action, et il a plus le coeur à l’ouvrage pour méditer plutôt que pour usiner un roulement à ressort hélicoïdal sur une dégauchisseuse à pans bi-convexes.

Si on met le nez dans les Roberts, le travail aurait pour définition une activité de l’homme appliquée à la production. Plus loin, on ligote  que c’est aussi un effort pour faire quelque chose. Encore plus loin, on peut finasser dans la notion d’ouvrage réalisé, d’activité professionnelle, enfin bref, on peut s’en faire tout un monde (le fameux monde du travail)

Pour certains, le travail est une activité consciente et volontaire. En général, ceux-là sont gaulés comme des nains et partent de bon matin avec une hache sur les endosses en chantant « heili heilo, on s’en va au boulot ».

Pour d’autres, le travail est une véritable torture. Ce sont les héritiers d’Adam et Eve qui se sont retrouvés condamnés à tâter de la pointeuse pour avoir grailler une tarte tatin pignolée par un serre nouille des plus comacs.

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La problématique qui se pose à nous dans la causerie du jour  est  « Est-ce vraiment utile de taffer? » ou « Taffer, est-ce être utile? ».

Comme dit Sigismond, mon beau-frère, il ne faut pas lancer le manche avant de la cogner (ma soeur qui l’avait traité de grosse feignasse).

Il est inutile d’aller interroger Diogène qui passait ses journées à se palucher dans sa barrique, ni Karl Marx qui aurait pu dédier son oeuvre à Groucho, mais faisons de la philosophie participative en interrogeant l’homme et la femme de la rue.

Si vous demandez à Charle Henri, successeur des usines Charles Henry & CO, sertisseurs sur gras double et ferronniers en vrac de père en fils depuis 1723, les ceusses et ceuzes qui travaillent sous ses ordres sont utiles pour qu’il puisse entretenir le château familial qui a échappé aux flammes pendant les révolutions à la con.

Si vous demandez à Arlette Ripolain, remboureuse de brichmou sur trifouilloir à double entrée, travailler est utile pour elle parce que pendant ce temps là, elle n’est pas au bistrot.

Si vous demandez à Rachid Siméone, cheminot syndicaliste à Sud Rail, il vous répondra que le travail est utile pour pouvoir l’arrêter à un moment donné et de préférence aux heures de pointe, et son utilité explose quand ça fait chier un max de monde.

Enfin si vous demandez à Mykos Tuladanslos (ceci est un nom d’emprunt, il tenait à conserver son anonymat), handicapé à 70% en grugeant  l’inspection du travail mais pas handicapé du mandrin puisqu’on lui a souhaité 17 fois la fête des pères hier, c’est vraiment inutile de travailler puisque la CAF(*) le libère à l’aise de ce joug.

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Histoire de faire mousser le barbu, on peut aussi se demander si il est indispensable de trouver absolument une utilité au travail.

En effet, le travail peut être source de développement, de contentement , d’enrichissement personnel (au sens spirituel,  l’enrichissement, pas pour le petit personnel, faut pas déconner non plus) .

Je ne sais plus si c’est le philosophe Chopemoiuneheure ou Iledegarde qui a dit : « Il ne faut pas chercher à allouer une quelconque utilité au travail surtout si on le laisse faire par un autre », mais une chose est sûre c’est que le travail, même s’il n’est pas utile, est une manière noble de s’occuper les mains et l’esprit, ce qui donne une impression d’être utile non seulement pour les autres mais aussi pour soi-même.

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Merdum, il est déjà midi moins le ricard et il faut se relire pour laisser un minimum de fautes pour ne pas passer pour un blaireau.Alors il faut conclure la sauce.

Fiscalement parlant, travailler c’est vachement être utile. En effet, les cotises ne sont pas faites pour les chiens, et c’est sympatoche de pouvoir payer des impôts pour pouvoir payer des collecteurs d’impôts.

En pluche, le travail apporte plus qu’un sentiment d’utilité à l’homme et la femme modernes, il leur apporte une valeur ajoutée qui risquerait bientôt de dépasser 19,6 si les philosophes continuent à nous les briser menus en posant annuellement des questions à la con.

En brèfle, il vaut mieux être utile à travailler que de travailler dans l’inutile. Et comme disait Hégueule (de bois?) :  » La seule différence entre la charpente et ma soeur charpentée, est que la première laisse travailler le bois alors que la seconde, je la laisse travailler aux bois ».

[(*) Caisse à Fion]

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(©franck.mar77)

****  Pour commenter le fafiot ou pour lire les commentaires, il suffit de cliquouiller ici

****  Pour les ceusses et ceuzes qui découvrent ce beau blog, ils ont un apercu  général ici

**** Pour les timides qui veulent me clouer sur une poule au riz, l’adressse du courriel ce dont au sujet de laquelle est :

deconnoland@orange.fr

Publié dans:le bac philo |on 18 juin, 2012 |15 Commentaires »

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