Archive pour la catégorie 'les sales zobs s’curent'

C’est le quatre cent quatre vingt quatrième fafiot!

Mercredi 15 Juillet 2015

(de causer d’un navet de première bourre qui passe à la téloche ce soir)

Chères déconnobloguiteuses, chers déconnobloguiteurs, bonjour.

Si vous avez votre soirée à niquer, zieuter un monument du cinéma sur ARTE ce soir.

J’ai eu l’honneur de le voir au cinoche le dimanche 2 mai 2010.

Spécialement pour vous, j’ai ressorti la fiche de lecture de l’époque!
Balançons la soudure :

Nous allons enrichir la rubrique « Les sales zobs s’curent ».

Le ciel est d’un grand bleu en ce début de dimanche après-midi. Les bourgeons bourgeonnent, les  arbres arbonnent, les oiseaux oisonnent, bref, un après midi printanier qui fleure bon le lilas, le jardin retourné, Peter Pan et ça fait clochette, en pluche.

Nous nous sommes dits, Ginette, Philémon et moi-même,  pourquoi ne profiterions-nous pas de ce temps superbe pour aller au cinoche? Des esprits belliqueux à souhait et assoiffés de contradictions nous auraient pris pour des fous. Que nenni, je vous narre la suite.

Nous enfourchons donc la Jyva 4 et filons au cinoche.

A l’affiche, il y a , une fois de plus, un film d’animation amerloque en 3D. Ayant eu la chance d’avoir vu « Avatar », nous n’avions pas voulu renouveler l’expérience de voir une autre grosse merde, en 3D, qui plus est. Je pense que les amerloques ont l’habitude de sortir leurs conneries en 3D, pour qu’on puisse les voir de loin pour ne pas marcher dedans.

Il y a aussi, au programme, le dernier film d’Arcady, fleurant bon la semoule d’antan, la famille soudée et la dose de pègre syndicale. Ce doit être une resucée du « Grand Pardon », avec Patrick Bruel reprenant le costard de Roger Hanin qui n’avait pas son pareil pour faire ses po-po-po en défouraillant sur ses collègues de commerce.

Mais zieuter un film noir, alors qu’il fait si beau, ne nous dit rien.

Nous portons notre dé velu sur un film au nom bien français « Mammuth », avec des « monstres » du cinéma, Gérard Depardieu et Yolande Moreau. En pluche, il y a la participation d’Isabelle Adjani, et de Benoît Poelvoorde.

mammuthaffiche.jpg

Voici le synopsis du gourbi, repompé intégralement sur le site Allo Ciné :

Serge Pilardosse vient d’avoir 60 ans. Il travaille depuis l’âge de 16 ans, jamais au chômage, jamais malade. Mais l’heure de la retraite a sonné, et c’est la désillusion : il lui manque des points, certains employeurs ayant oublié de le déclarer ! Poussé par Catherine, sa femme, il enfourche sa vieille moto des années 70, une  » Mammuth  » qui lui vaut son surnom, et part à la recherche de ses bulletins de salaires. Durant son périple, il retrouve son passé et sa quête de documents administratifs devient bientôt accessoire.

Les ceusses et ceuzes qui ont eu la chance d’étudier le grec, avant la crise, savent qu’un périple, en général, est un voyage qui ne se fait que par voie maritime. Mais comme tous les journaleux spécialistes du cinoche ont scribouillé que le périple était effectué sur une moto, je me plie à la majorité.

Mais nous n’allons pas tergiverser sa tanique sur ce détail linguistique, et je m’en va vous livrer deux ou trois impressions sur le chef d’oeuvre de Gustave Kerven et Benoît Délepine.

Au début de la séance, si vous êtes porteurs de binocles, vous avez la fâcheuse tendance à essuyer vos carreaux tellement vous avez l’impression d’avoir les verres en peau de saucisson. Et bien en fait, c’est une habitude à prendre. En effet, comme le film est, les critiques sont unanimes, poétique, les auteurs ont eu le bon goût d’écluser leurs pelloches en tranche de jambon et deux ou trois morcifs de super 8 afin de toucher du doigt la texture de la métaphore filée qui consiste à être le plus près possible du héros, c’est à dire derrière son cul et sa tignasse grasse.

C’est un road movie à la française. C’est à dire que vous remplacez la Harley Davidson par une Sapétoku de contre bande, Jack Nicholson par Obélix, et la ligne droite américaine par un chemin vicinal sillonant la cambrousse de la Poitevine Charantolène.

Il y a deux ou trois moments sympatoches, moments qui sont curieusement regroupés dans la bande-annonce.

La presse a été unanime!

Exemples:

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« La distribution est de haut vol, avec Isabelle Adjani qui fait quelques apparitions et Benoît Poelvoorde accroché à son discours de la méthode » ( Libération).

Le gazier de Libération a voulu montrer qu’il avait des lettres, et pas seulement dans sa boite. De deux choses l’une, soit  il n’a pas compris pourquoi Adjani faisait des apparitions (je ne vais pas vous le dire car si on retire les huit grammes de l’intrigue, il ne restera plus que votre seau de pop corn (pour les cons qui vont bouffer au cinéma, cela va de soit)), soit il a voulu faire chercher sur oui-oui-merdia à ses lecteurs à scie dure ce qu’est le Discours de la Méthode, pour bien comprendre le rôle de Benoît Poelvoorde.

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Mention spéciale pour Gérard Depardieu : il « se révèle comme ce qu’il n’a jamais cessé d’être : un immense acteur romantique, en mal d’amour et de tendresse » (Le Monde).

 

Effectivement, l’acteur est immense et d’un romantisme exacerbé. Il écrit les plus belles pages du romantisme en traitant de con un charcutier traiteur de chez Leclerc, il fait preuve de tendresse en branlant son cousin du même âge qui fait de même pour le monstre, et atténue son mal d’amour en sautant sa nièce (enfin on suppute (aux bois?)).

 

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Quant à la poésie, elle divise : « Parfois triviale, parfois lyrique, parfois contemplative – comme dans la seconde partie de Mammuth » (L’Express)

Les journaleux actuels ont une sacré conception de la poésie! Voir de la poésie triviale, lyrique et parfois contemplative dans Mammuth est une véritable escroquerie.

mammuthmoreau.jpg

Bref, je m’en va tout de suite acheter une vieille caméra super 8 au vide grenier de Mézieux-en-Bourbay, je vais imprimer la pelloche au gras double en filmant un chien en train de chier, et je vais pondre un synopsis de ch’val en expliquant que l’acteur principal refoule son moi intérieur et recherche, en reniflant son étron, la poésie d’une vie postérieure qu’il risque d’avoir s’il rencontre un doberman deux fois plus haut que lui ,désireux de faire de la roue arrière.

En conclusion, en sortant du cinoche à 17heures32, nous avons bien profité, et encore mieux, du ciel bleu, des bourgeons qui bourgeonnent et des pigeons balconnant sur des balcons pigeonnant.

Je vous laisse un lien pour regarder la bande annonce de la daube (qui est, curieusement, imprimée sur une pelloche normale), tout est dedans!

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Vouloir en voir plus serait du gâchis, et vous ferait perdre bêtement 1h32.

Une dernière chose: Messieurs et mesdames les journaleux et leuses, laissez tranquille la poésie, elle ne vous a rien fait, elle…..

(franck 77)

Publié dans:les sales zobs s'curent |on 15 juillet, 2015 |1 Commentaire »

C’est le deux cent quatorzième fafiot!

Jeudi 11 Juin 2009

(de compléter la rubrique « les sales zobs s’curent »)

Les tontons flingueurs

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Film de Georges Lautner – Dialogues de Michel Audiard

Un monument de l’histoire du cinéma ne se raconte pas. L’histoire ne supporte pas le descriptif, ne se narre pas, elle se savoure, se délecte, se respecte.

Je vais vous expliquer qui c’est Raoul (Bernard Blier), Fernand (Lino Ventura), Maître Folasse, notaire (Francis Blanche), Patricia, Antoine, …..

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Le mexicain, honnête homme d’affaire, retiré aux cactus pour cause d’interdiction de séjour, est de retour à Paname pour clamser et se faire enterrer à Pantin avec ses vioques. Chef d’entreprise émérite, il est à la tête de claques, de distilleries clandestines, de tables de jeux, et autres petits commerces qui se meurrent aujourd’hui, ruinés par la grande distribution.

En plus de lutter contre le chômage en employant du personnel dans différents corps de métiers, c’est un bon père de famille, le mexicos, et il pense à sa fille Patricia, toute frêle, toute menue, fragile comme le poisson rouge qui tête encore sa mère, perdue dans ce monde de brute comme l’agneau tombé de son nid. Louis, le mexicain, voudrait fourguer l’héritage, mais la petite, encore mineure, doit avoir un tuteur.

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Fernand, un ancien malfrat devenu lui aussi chef d’entreprise, mais dans le matos agricole, est préssenti pour faire tourner la boutique et pour parfaire l’éducation de la gamine.

La fine équipe entre en jeu. Les employés trouvent l’occase intéressante, Raoul en tête, et se disent qu’une affaire comme celle là génère un max de grisbi et qu’il s’agit de se mettre sur les rangs pour envelopper le morceau. Il y a Théo, Pascal, Henri, Thomas, et les autres. Il y a même Georgio, le fils maudit…(ah non, c’est dans une autre oeuvre).

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La guerre de succession s’engage à coups de flingues avec silencieux. C’est doux, c’est propre, c’est nettoyé avec Mylène.

Pendant que les potes règlent leurs petites affaires, la môme Patricia, pourtant élevée chez les frangines, virée de tous les bahuts où elle est passée, tape une zone de dingue. Elle n’a pas froid aux yeux avec son mec, Antoine Delafoy, fils de bourge, arriviste de première bourre, qui détient les ficelles de la culture et qui se parle au plus-que-parfait du subjonctif. Le contraire de Fernand, quoi ! « Ton Antoine commence à me les briser menu » résume clairement la situation.

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C’est du grand art. Le texte est de toute beauté. Des citations d’auteur restent dans l’histoire du cinéma. C’est du Audiard dans toute sa splendeur. C’est en noir et blanc, c’est de 63, c’est à petit budget, c’est sans effets spéciaux, mais c’est un classique. Quel film actuel se regardera avec autant de délectation dans 46 ans, l’âge du Patron?

(Pineau)

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http://www.dailymotion.com/video/x2nzsr

Publié dans:les sales zobs s'curent |on 11 juin, 2009 |70 Commentaires »

C’est le deux cent cinquième fafiot!

Mardi 26 Mai 2009

(de causer cinoche – auteur : Pineau)

 - Les sales zobs s’curent -

La bête humaine

labtehumaine.jpg

 

Aujourd’hui, 26 mai 2009, je devais me rendre au Havre pour observer les étudiants étudier. La faculté de rienfoutage et cassage appliqués est juste derrière la gare, ce qui tombe plutôt bien. Je me suis donc présenté au guichet où le préposé devait me vendre un titre de transport. « Pas de transport aujourd’hui »me dit le grèviste de faction, « un conducteur de TGV s’est mis une escarbille dans l’oeil en regardant de trop près la vie duraille tandis qu’il avait chargé l’ordinateur de bord de faire le boulot à sa place ».

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Ça, c’est de la technologie, quand ça marche, pour peu que l’on puisse lui fournir un peu d’électricité, mais c’est un exemple de technologie qui coince: Dans la Bête humaine à Mimile, reprise par Renoir (le fils de l’accordéoniste qui a repeint les goguenots de la chapelle sixtine, excusez du peu) , on va un peu plus au charbon avec la Louison.

-”Lantier, elle n’avance plus la bouzine”.

-”Tu ne vois pas que je tutoie le kil de rouge, remue toi pour charger en charbon”.

-”Ok, Lantier, c’est encore loin Le Havre?”.

-”M’en parle pas, j’espère que Séverine sera sur le quai”.

-”Tiens le coup, il ne faudrait pas que tes cathé nerfs lâchent”.

Et la machine vaporisante arriva au Havre sans encombre alors que de nos jours, les TGV évoquent toujours une rupture de caténaire pour rater le début du film.

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Soyons juste, Jacques Lantier ne picole pas mais ses ancètres, depuis douze générations, picolaient au point de s’en faire péter toutes les durites. Ils l’ont appelé Jacques, le chtiot, mais ils auraient pu l’appeler Nicolas. Il n’est quand même pas net du casque, et il fait des rencontres qui n’arrangent pas son cas:

Le chauffeur, celui qui chauffe (Marcel), joué par Carette, il n’a quand même pas inventé le bidon de deux litres! Il y a le sous-chef de gare, Fernand Ledoux, qui est plutôt un dur à vouloir poinçonner tous ceux qui le font cocu. Puis il y a Séverine, la femme du cocu, qui saute sur tout ce qui bouge, même sur Lantier.

 

http://www.dailymotion.com/video/x21h24

Ça va mal se finir, cette affaire là. La Séverine ne sait plus où elle en est, le Lantier est volontaire pour s’inscrire sur la liste mais il a confondu son goupillon farceur avec son opinel dépourvu de vérole de sécurité. Résultat des courses, Séverine joue relâche définitivement, Lantier grille son dernier plomb et se balance du haut de sa machine hurlante pour atterrir dans les décors, raide claqué.

C’était le 26 mai 1938. On savait vivre à cette époque. Mais que vois-je? Je sors de la gare d’où il n’y avait aucun train à prendre et je décide de regagner le Havre en voiture, mais un cortège bien sympathique s’éloigne de la carcasse en feu de mon Picasso Six Troënes.

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« Hé…. Flapi….t’as pas deux balles pour que je prenne le métro? « 

« Pas la peine, ils sont en grève ».

Pineau

 

Publié dans:les sales zobs s'curent |on 26 mai, 2009 |58 Commentaires »

C’est le cent soixante sixième fafiot!

Jeudi 29 Janvier 2009 

(de dire à la grève!!!)

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(Tapisserie de Mahieux – Héros jenenveuxplutistes en pleine inaction)

Chères déconnobloguiteuses, chers déconnobloguiteurs, bonjour!

Cela ne vous a peut-être pas échappé, mais aujourd’hui, en France, c’est la grève! Mais une fois n’est pas coutume, comme dirait mon voisin qui fait chier son clébard tous les jours au milieu du trottoir!

traversee1.jpg

(traversée des grèves par des gaziers en tongs)

Donc, ce n’est pas de la branlette de pignouf. En effet, outre les habitués qui contribuent au rétablissement de l’économie en croisant les bras et en en voulant toujours plus la gueule pleine (je pense à Sud Rail, FSU(er le monde), CGT et jean Noubly), au nombre des braillards viennent s’ajouter les assidus des machines à café, les pignoleurs de tubes coudés, les rabrouilleurs de brichemous, les intermitteux sans talent, les jokaristes végétariens et ma belle soeur (et c’est vrai).

Voyons un pneu les mots d’ordre du jour. Nous avons interrogé Bernard Thibault qui nous a répondu, en sortant sa fiche jaunie de son larfouillet pour la lire, que c’est la grève pour la défense du service public, la non réduction des effectifs inutiles, le pouvoir d’Aïcha et, fait nouveau, contre la crise!!!

Christian Mahieux ( le Francis Lalanne du syndicalisme, le gazier se coiffant avec une tranche de jambon et se croyant en vacances au sud en sniffant un rail) nous donne les mêmes raisons en ajoutant qu’il pisse à la raie des usagers.

Aschiéri le Clown tient le même discours en disant qu’il manque de moyens pour pouvoir payer les enseignants en congés maladies imaginaires, ou en déprime parce que dans les classes il y a des élèves et que ce n’est pas contractuel. Soit dit en passant, il y a quatre  fois plus d’enseignants grèvant le budget de la sécu, que le nombre d’enseignants non remplacés pour cause de départ en retraite. Il y a eu augmentation de la natalité, mais pas au point d’augmenter les élèves. La prof de math de mon fils ne peut pas faire grève aujourd’hui car elle est en stage depuis une semaine. Un stage de math sûrement, y a tellement de découvertes journalières faites dans cette matière, qu’une remise à niveau est indispensable aux heures ouvrables.

Notre Toinou, interrogé dans sa panoplie de Julliard qu’il a eu pour Noël, nous a dit qu’il n’était pas fatigué et qu’il faisait tout ce que lui disait Aschiéri le Clown qu’il a en poster dédicrassé au dessus de son lit bateau. Tous les soirs il se tire sur l’élastique en reluquant son idôle.

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Déconnoland ne veut pas être la seule institution non touchée par le bordel

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GREVE GENERALE A DECONNOLAND

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OUI A LA VINAIGRETTE DANS LA TÊTE DE VEAU

NON AUX FURONCLES AU CUL.

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Et je préviens que le mouvement sera longiligne, dur et inflexible de douche. Nous attendons du gouvernement un pas en avant, une main tendue, une attention particulière à nos revendications qui, si elles aboutissent, donneront un nouvel élan au mouvement social et redonnera la dignité au jasmin.

Sur ce je passe le porte voix à Pineau, qui va nous parler de cinoche pour détendre.

(franck 77)

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Entre les mûres et les framboises

François est prof de français dans un collège « difficile » d’un quartier « sensible » peuplé de familles « défavorisées » dans lesquelles grouillent des ados « exclus » de la société qui, ceci dit en passant, les fait vivre.

Le synopsis est simple: l’action se situe dans une classe de « ZEP », « ZUP », « ZAC », avec un max d’« ASSEDUS » et de « RAZEDS ».

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Le prof est chargé d’enseigner la langue de Molière à cette jeunesse vive et métissée. La césure entre les acquis culturels de cette classe « populaire » et les attentes académiques explose aux yeux des trois spectateurs ayant payé leur place au prix fort, les trois cent cinquante autres ayant été subventionnés par les « associations » du quartier, ce qui les autorise évidemment à taper un bordel monstre dans la salle. L’école « républicaine », comme ils disent expose ici le contraire de l’école.

Sous-jacentement, l’idée est de montrer l’efficacité des moyens, tant en personnel qu’en matériel, dispensés à prix fou, pour alimenter les transumances Bastille-Nation de demain. L’assistanat s’apprend à l’école, est récompensé au festival de Cannes, et sera représenté aux Césars.

Ne reculant devant aucun sacrifice, je me suis présenté ce matin aux portes de ce gentillet collège Françoise Dolto pour tenter d’interwiever les Alain Delon, Jean Gabin, Jeanne Moreau et autres Jean-Paul Belmondo en herbe. Je me suis cassé le nez sur les grilles closes de cet établissement fermé pour cause de grève.

Mes équipes techniques étant mobilisées, je me suis alors dirigé vers le collège François Fénelon dans la charmante bourgade du Plessy en Beauce afin d’effectuer un reportage sur nos chères petites têtes blondes. Monsieur le Principal m’a demandé de patienter une petite heure, la totalité de ses élèves étant en train de plancher sur une simulation d’épreuve de Brevet. (100% de réussite à l’examen les dix dernières années, ça se travaille).

Comme l’on dit à Bordeaux, chez Nell, nous n’avons pas les mêmes valeurs.

(Pineau)

Publié dans:déconno-news, les sales zobs s'curent |on 29 janvier, 2009 |32 Commentaires »

C’est le cent trente septième fafiot!

Samedi 29 Novembre 2008

(de causer cinoche – auteur : Pineau)

La P’tite Annick

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James Came Rond a eu une riche idée, quand, le 10 avril 1912, il a loué une péniche pour faire la route du rhum alors qu’il était convié à la pêche aux thons par trois morues de Concarneau qui pensaient qu’aussi con qu’Arnaud, il n’y a que le Mec Annick……car c’est un mec!  L’histoire aurait tourné tout autrement sans cette invraisemblable supercherie sans laquelle un glaçon mal branlé serait, sans l’ombre d’un doute, resté à la place qui lui était destinée depuis l’invention de l’anis étoilé.

Ça se passe en 1912, c’est dire que ça ne date pas d’Hyères. Nous sommes à Southampton, en Rosbeeferie, avril est froid, cette année là, je m’en souviens farpaitement bien. Sur les quais, des Amerloques pleins aux as, des Grand Bretons bourges jusqu’aux os, et des travailleurs Irlandais, qui ont loué un fond de cale pour aller tenter le rêve américain, déjà à l’époque. Le quai effervesce un max, et les riches malles en osier des uns côtoient les sacs défoncés des autres. On part la fleur aux dents sur le plus beau paquebot, et il n’est pas que beau, il est tout neuf aussi et sa première traversée vers New-York via Le Havre est un évènement.

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(Crédit photos :Yann Arthus Bertrand à pied – Les rois du monde)

Came Rond romance avec la vague histoire de Rose, une nénette hystérique qui se fait draguer par un insignifiant plein de fric, et un jeune Irlandais, Jack, qui est d’un milieu diamétralement opposé, mais qui n’a pas mis son éducation et son savoir vivre dans ses chaussettes. C’est le fil rouge du film, et tout le monde s’en badigeonne, à part les vieilles qui aiment les romans à l’eau de rose.

Le bon plan, c’est que le rafiot est drivé par une équipe de branques qui ne pensent qu’à battre le record de la traversée (le ruban bleu qu’ils disent). Il mettent du charbon en pagaille dans les chaudières pour faire tourner les turbines à fond la caisse quitte à ce que tout leur vole en pleine poire. Ce qui devait arrivi arrivu. Le 14 avril 1912 à 23 heures 40, au large de Terre Neuve, un taré a jeté un glaçon trop violemment dans le gobelet qui s’est fendu par tribord; Les dirigeants réagissent aussi vite que des mollusques car ils croient le gobelet insubmersible. Ils ont changé d’avis à la réunion de chantier convoquée 2 heures 30 plus tard par 3843 m de fond. Sale tronche pour les gilets jaunes. Pendant le temps de la coulette, c’est bien sûr la pas nique à bord, (il y avait d’autres activités), et on observe les réactions de chacun. Ceux qui balancent des poignées de dollars pour avoir accès aux barques, d’autres qui n’ont droit qu’à la boucler, d’autres encore qui s’en branlent, et d’autres aussi qui se font des politesses. C’est le moment le plus intéressant, mais au final il y a du grabuge: 1513 noyés et disparus. Voici la courte vie de la P’tite Annick.

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« Atlantique latitude 41° », tourné par Roy Ward Baker en 1958 avait quand même une autre tenue.

(Pineau)

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(Voyage houleux sur la p’tite Annick)

Publié dans:les sales zobs s'curent |on 29 novembre, 2008 |7 Commentaires »

C’est le cent trente sixième fafiot!

Mardi 25 Novembre 2008

(de constater que le temps ne suspend pas son vol, et que je n’arrive pas à rattraper mon retard)

(d’annoncer fièrement que la rubrique nouvelle est arrivée)

Chères déconnobloguiteuses, chers déconnobloguiteurs, bonjour!

En ce moment, il me manque à peu près douze heures par jour, pour combler mon retard qui s’accumoncelle à vitesse grand V.

Ce qui fait que Déconnoland en pâtit, du verbe africain pâ’tir voulant dire que le Boss n’est pas souvent derrière son clavier pour déconnituder (à coudre).

Je devais faire un fafiot pour causer du beaujolpif nouveau le jour de sa sortie, mais les alinéas de la vie et du taf font que je risque d’en causer à Paques! Cela compense avec les journaleux qui, tous les ans, en causent toujours la veille pour dire qu’ils l’ont goûté en exclusivité et qu’il a un goût  de fraise des bois ou de sulfate de benzène, ce qui confirme bien que dans cette profession , la connerie est une exclusivité permanente.

Je vous ressors de mes carnets à spiraux une allusion pouétique de l’affaire que j’avais composée avec mes petits doigts avant de me torcher:

Tout en France est je crois sujet à polémique

Car la sortie sympa du beaujolais nouveau

Par des bobos montrant leur science œnologique

Se trouve gâchée, car cela fait trop prolo

  

On peut dans sa cave avoir du Vosne-Romanée

Du Pouilly, du Riesling et des Hautes Côtes de Nuits

Du Loupiac, Montbazillac et du Cabernet

Mais apprécier aussi ce moment de la vie

  

Ce n’est pas pour une dégustation à l’aveugle

Mais pour un bon moment de convivialité

Mais souvent en France, il y en a toujours qui beuglent

Les Français sont des veaux, ils seront pardonnés

  

J’apprécie les meilleurs vins, j’ai un bon palais

Malgré toutes ces belles gens qui croient que l’on s’avine

C’est un doux moment, la sortie du beaujolais

Quand même plus poilant que cette fête d’allô gouines

  

Ces bonnes personnes qui aux grands crus paraissent dévotes

Disent toujours sans même  jamais le vérifier

Que quand on pisse le Beaujolais ça troue les bottes

Moi je m’en fiche, je passe toujours une bonne soirée

  

Ces maniérés qui sur ce vin font grande gueule

Une belle robe, une bonne tenue en bouche exigée

Devraient se montrer le plus souvent moins bégueules

Et de la vie nous gagnerions en qualité.

(franck 77)

Mais la grande nouvelle du jour, est la création d’une rubrique par Pineau, rubrique qu’il a sobrement intitulée « les sales zobs s’curent », qui, comme son nom l’indique, va causer ce dont au sujet duquel de cinoche. Les déconnobloguiteurs et teuses y trouveront des résumés de films anciens ou récents, afin de compléter leur culturation.

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La Meuf du Boulanger

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Un des plus beaux films de Marcel Pignole, sorti le 7 septembre 1938 (ça date). C’est l’histoire d’un boulanger et de sa boulangère qui débarquent dans un petit village de Haute Provence parce-que les prédécesseurs se sont barrés on ne sait plus pourquoi, et d’ailleurs, tout le monde s’en fout.

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(Marcel Pignole – écrivain cinéaste qui causait beau et qui n’écrivait pas avec ses tringlots)

Le boulangeman, interprêté par Raimu, est un cinglé du turbin. Il a dû oublier de voter pour Martine Aubry, le gazier. Il bosse jour et nuit, et pendant qu’il pionce, c’est sa meuf qui surveille le feu. La meuf est interprétée par Ginette Leclerc, qui était la grand-mère d’Edouard. Les villageois sont vachement contents. Il y a même le duc de Moncul, qui crèche au château du coin qui est le meilleur client de l’établissement. Il est venu repérer les lieux avant d’envoyer son jeune larbin chercher le bricheton pendant qu’il s’instructionne sur des pouffes venues des alentours. Au bout d’un peu moins de pas longtemps, le loufiat , qui est aussi berger de son état, se dit que chercher les miches, c’est bien gentil, mais s’occuper de celles de la boulangère, ça peut le faire aussi, d’autant que la boulange trime comme un cinglé, et ne peut pas être sur tous les coups.

Aussi sec, Dugenou se barre avec la boulangère. Manque de bol, y’a plus personne pour surveiller le fourneau, et il s’en faut d’un poil d’euque pour que l’établissement ne caramélise. Le pauvre artisan n’a pas besoin d’un crobard pour piger la combine. Il se met à déprimer comme un malade, attaque le perniflard par cubi de 25, et ne produit plus de bricheton. Pendant que la boulangère s’envoie le berger, le boulanger s’envoie le ricard. C’est l’émoi (et toi?) dans le patelin. Le curé, le bedeau, le facteur, le maire, l’instit, le duc de Moncul, et toute la populasse se mobilisent pour retrouver la meuf. C’est un merdier indescriptible. Au bout d’un bout de temps, car à l’époque, les films n’étaient pas très longs (sauf que celui-là dure quand même 2 heures 10, soit 1/1327 de la durée de Dallas) , ils retrouvent les tourtereaux dans les marais, et les ramènent au bled à grands coups de lattes dans le derche. Le boulangeman, con comme une malle, fait semblant de rien en engueulant la chatte Pomponnette qui s’était barrée faire sa vie avec les matous du quartier.

La similitude entre la chatte du boulanger et celle de sa meuf est, certes, frappante. L’interprétation magistrale de Raimu dans le final est certainement un des plus grands moments du cinéma français.

http://www.dailymotion.com/video/k2iPcpg9O38CXnyWmG

C’est grand, c’est beau, c’est magnifique, et ça dépasse largement les programmes de téeffin.

(Pineau)

Publié dans:déconno-news, les sales zobs s'curent |on 25 novembre, 2008 |47 Commentaires »

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