Archive pour la catégorie 'Victor Macherin, sa vie, son oeuvre'

C’est le dixième fafiot!

(de la première enquête du Commissaire Macherin ce dont au sujet duquel c’est l’épisode 3/3 et comme qui dirait la fin)

(de l’opportunité (au rème de pie t’as gorre) de faire gaffe, que le neuvième fafiot est nouveau aussi pour les ceusses et ceuzes qui auraient les calots embourbés)

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(Résumé de l’épisode précédent:

Le crachoir à connerie turlute depuis un bail)

Le commissaire décrocha et eut la surprise de reconnaître une voix familière : Jérôme Michaud himself !  

Jérôme Michaud est un homme de lettre brillant (puisqu’il a eu d’excellentes notes au cours de son cursus, notamment un fa dièse en grammaire et un 40-0 en orthographe).

Après une apparition douteuse et intermitteuse dans un péplum Truffautien intitulé « je ne reviendrais pas….le retour », Jérôme a effectué un stage de langue sauce piquante aux States.

A son retour, le beau Jéjé, avec son physique de nounours a pustulé pour être le maître de cérémonie de l’émission « l’antenne est à vous » de la première radio de France diffusée uniquement sur les récepteurs TSF de marque Pathé-Maconnerie, donnant aux z’auditeurs lambdas l’occasion de pérorer et de donner leurs avis sur tous les sujets de l’actualité aussi bien par bigophone que sur un blog.

Toutes ces interventions n’ont aucune incidence sur la politique gouvernementale en papouasie extérieure mais permettent à certains de se soulager sur leurs contemporains qui ont l’outrecuidance de ne pas penser comme eux ou de ne pas avoir le même métier !  

D’un naturel ronchon mais faux cul à souhait, Jérôme Michaud ne cache pas sa norditude et bûche épais pour avoir le prix nobel de cht’imie.  

Dans son œuvre journaleuse, il est secondé par Benjamin Bolder, dit Benji pour les fidèles z’auditeurs.

Ce plumitif acnéen a obtenu sa carte de presse à force de pondre les fafiots journaliers du blog de l ‘émission, ne comportant pas plus de 72 fautes, ce qui constitue un véritable exploit avec les techniques de pointe utilisées par l’éducation nationale.

Fier de sa plume de canard blogopède, il conclut toujours son articulet par la désormais célèbre question « Qu’en pansé vou ? » qui donne le départ à la horde des commentaires bloguiphères.  

Jérôme Michaud faisait part au commissaire Macherin de l’existence, sur le blog, d’un intervenant régulier dont la particularité première est de conclure ses commentaires par l’alexandrin z’yvatogène.  

Certes, le hasard de cette information ne préjugeait pas d’emblée de la découverte d’un suspect numéro un, mais la lecture de prises de becs et d’échanges de commentaires hargneux entre cet internaute alexandrinophile et trois autres acharnés du clavier «ont  mis l’anus à l’orteil » (comme aurait pu dire sobrement Limogin) du journaliste flairant le scoop.

Les profils professionnels des cyber-auditeurs collaient à la perfection avec les trucidés.

Hubert Limogin, en substance, demanda à son supérieur de ne pas croire trop vite à ces cyber-conneries de journaleux en mal d’exclusivité.

Toute piste ne devant être écartée, c’est la mort dans l’âme que le commissaire remit en action l’équipe de boutonneux bioniques frétillants déjà à l’idée de remonter les traces informatiques de ce prédateur nouvelles normes ainsi que celles des cyber-refroidis.

L’adresse I.P.  est à l’internaute, ce que l’étron canin est à la semelle du parisien : un marqueur bien gras.

Le commissaire Macherin, dont l’usage de toute technologie se limitait à sa cafetière et à son rasoir électrique eut la preuve charnel de son premier cyber suspect en interrogeant un petit patron ayant une aversion épidermique pour les enseignants, les agents des impôts et les syndicalistes revendicatifs de tout poil dont un de chaque catégorie a eu le malheur de croiser le chemin de l’alexandrinopathe.

Cependant, après une garde à vue à l’ancienne (avec bottin du 75 pour l’épaisseur) et un contrôle de l’emploi du temps du coupable cyber-idéal, le commissaire devait se résoudre à le libérer.

Après analyse complète du blog, un autre blogueur, utilisant le pseudo de Caméléon, a avoué les trois crimes.

Sa seule haine, était envers les patrons. Il a sympathisé avec ses futures victimes, les échanges d’adresses e-mails ont fait le reste. Il voulait juste faire porter le chapeau des trois crimes à ce patron, en laissant tout  simplement cet alexandrin à la con, qui, à la longue, l’aurait fait accuser.

Tuer ses semblables pour confondre son ennemi….

La vraie couleur du caméléon ne peut-être connue qu’en le posant sur un autre caméléon !

Fin

©franck.pr77

(Tiré de « Victor Macherin, sa vie, son oeuvre » aux éditions Dubois, disponible pour une quinzaine de rots chez tous les bons libraires qui feront semblant de l’avoir en stock)

  

 

C’est le huitième fafiot!

(de la première enquête du Commissaire Macherin ce dont au sujet duquel c’est l’épisode 2/3)

(de l’opportunité (au rème de pie t’as gorre) de faire gaffe, que le septième fafiot est nouveau aussi pour les ceusses et ceuzes qui auraient les calots embourbés)

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(Résumé de l’épisode précédent:

Il y a de l’enquête dans l’air)

Seulement voilà, la science à l’état brute n’a pu déceler, pour l’heure, la moindre particule infinitésimale d’atome de début de commencement d’indice autre que la remarque d’un ancien Khâgneux (comme ses genoux)  que la phrase était un alexandrin !

La belle affaire, marmonne le commissaire qui s’engluait au milieux de ses sbires tout droit sortis de ces séries américaines tel un cormoran pris au piège mazouteux d’un dégazage en pleine mer de quelque porte containers déversant des déductions de seconde zone.  

Posséder un matériel High-Tech pour finalement compter le nombre de pieds d’une phrase alors qu’il y en a déjà six gelés qui ne reporteront jamais des tongs, voilà le genre de nouvelle qui ferait frémir un contribuable avide de résultat !  

Un lien logique ne balbutiait pas entre les victimes, mis à part « le meurtrier à l’alexandrin », allégorie journalistique d’un pigiste comptable,  « ne sautant pas aux yeux comme un pavé à la gueule d’un flic » dixit un hebdomadaire satirique qui n’hésite pas à épuiser sa rédaction soixante-huitarde à fin de commenter ce qui est, pour eux, l’évidence d’une incompétence flagrante policière !  

Loin de ces considérations plumitives, le défi visuel que lançait le théâtre désorganisé de chacun des lieux du crime, tenait plus du jeu « Ou est passé Charlie ? » que de celui des sept différences. Le commissaire Macherin savait instinctivement que la solution allait surgir de cette image de fatras que son fidèle acolyte avait légendé de Beyrouth en direct. « Ni le vol, ni le viol n’étaient les mobiles, les bijoux de familles étant restés dans leurs écrins ou dans leur état naturel » cogitait derechef Limougin qui était au mieux de sa forme.    

N’ayant rien d’autre à ronger que son frein, Victor Macherin suçotait un trombone tel un Kojak ferrailleur, lorsque le téléphone en bakélite, vestige unique de l’époque ou il traquait Dédé le dessoudeur, ou le boucher de Belleville , sonna avec tellement d’insistance  que Limougin lui demanda si ce n’était pas un coup de fil. Un humour approximatif  les liait toujours dans ces moments ou la perplexité devait fait faire place à l’efficacité, car un quatrième cadavre doit absolument être évité pour garder la paix civile. C’est ce que leur a fait comprendre le commissaire principal, qui non seulement avait le ministre de l’intérieur en réveil matin, mais aussi la vox populi en fond de teint.

(à suivre demain……………..)

©franck.pr77

  

  

C’est le sixième fafiot!

(de la première enquête du Commissaire Macherin ce dont au sujet duquel c’est l’épisode 1/3)

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De sa longue carrière, le commissaire Macherin n’avait jamais atteint ce niveau de perplexité devant les évènements de la semaine écoulée.

Trois meurtres « signés » en une semaine et pas l’ombre d’un coupable. Dailleurs, peut-on parler de signature, dans la mesure où sur chacun des lieux du crime, mise à part une victime exsangue, au milieu d’un capharnaüm indescriptible traînait en bonne place, une enveloppe longue contenant un feuillet plié en trois sur lequel une imprimante laser (le labo l’a confirmé) a laissé cette phrase laconique  « Je dis Vive la France et Z’y va la république ! ».

Cette phrase le hantait comme un slogan politique ou, pire, une publicité vantant un déodorant pour moins puer des dessous de bras, sudation et perplexité allant de pair chez cet officier de police !

Le mode opératoire importait peu pour lui tellement le magnétisme de cette phrase à la con (ce fut sa première analyse brute au premier meurtre) lui faisait penser à un sérial killer  tout droit issu de l’almanach Vermot.

Chacune des trois missives sont restées  muettes au Labo. Comme si, seule la science pouvait supplanter l’esprit de déduction. Seulement voilà, l’ADN est arrivée pour casser le métier. Désormais, les filatures à l’ancienne en Renault 16 à l’odeur du tabac froid des planques sont remplacées par des suivis de puce de portables, même éteints, les suspects devenant des abonnés.

Finis les sandwichs et les bières à la Maigret ponctuant les bons vieux interrogatoires. Les flics à cravates dénouées et chapeaux mous prennent l’aspect de boutonneux à lunettes rondes fiers de brandir des listings d’études stratigraphiques, spectrographiques, psychologiques et autres. Ces investigations techniques et scientifiques poussaient Victor Macherin vers une retraite devenue moins rebutante.

Herbert Limogin, frère d’arme et assistant sans faille du commissaire, voyait lui aussi d’un mauvais œil cette débauche de moyens ; de son caractère rustre et sans ambiguïté, pour lui rien ne vaut « un bon coup de bottin sur la tronche d’un suspect pour lui faire avouer l’âge du capitaine que ces « électro encéphalo enculogrammes » de niaiseux asexués. Peu enclin aux cellules psychologiques et aux portraits affectifs, la déontologie policière d’Herbert ressemblait plus à l’odyssée des espèces qu’à l’analyse des espaces , ce qui ne déplaisait pas au commissaire Macherin, tant leur dualité avait fait mouche pour la résolution de maintes affaires obscures !

(à suivre demain……………..)

©franck.pr77

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